L’Inria ouvre son laboratoire ultrasensible de recherche en sécurité
L'Institut de recherche a inauguré jeudi dernier, à Nancy, son laboratoire de haute sécurité informatique(LHS), destiné à être un carrefour entre le public et le privé de recherche académique. Les caméras de 01netPro étaient là.
La France dispose enfin de son premier laboratoire de recherche en sécurité informatique. Les chercheurs de l'Inria justifie son existence très simplement : « Il faut un cadre hermétique pour manipuler en toute sécurité les virus les plus dangereux et simuler des attaques ». Tout comme en biologie. A la différence près que cette science est sous la coupe d'une haute autorité qui lui accorde « l'exception scientifique » et qui l'autorise à se lancer dans les expérimentations les plus risquées.
Aujourd'hui les chercheurs en sécurité informatique sont encore livrés à eux-même face aux responsabilités qu'ils endossent dès lors qu'ils s'engagent dans des travaux de recherche les exposant juridiquement. Il est, par exemple, difficile d'emprunter des circuits traversant des réseaux pédophiles sans tomber sous le coup de la loi, même dans un cadre de recherche.
Définir le squelette des virus
Avec ce laboratoire, les chercheurs de l'Inria proposent un terrain d'investigation censé accueillir les chercheurs du public mais également ceux du privé. « Ce n'est pas un laboratoire qui héberge des chercheurs, mais un équipement au service d'équipes de recherche », précise Karl Tombre, directeur de l'Inria Nancy Grand Est.
Là sont installés une dizaine de moniteurs reliés à la salle serveur. Celle-ci accueille le « télescope » et « l'éprouvette ». Le premier, branché directement sur internet sans protection, se charge de collecter les logiciels malveillants en circulation avant de les envoyer dans le second, où ils seront mis en incubation pour être soumis à l'antivirus qui en fera un radiographie complète afin d'en définir leur « squelette ».

Avis sur «L’Inria ouvre son laboratoire ultrasensible de recherche en sécurité»
Haha
de
xXChris06Xx
, posté le 08 juillet 2010 à 12h19
J'ai fait stage de 2 semaines à L'INRIA de
Sophia-Antipolis... Ils travaillent TOUS sur Linux Fedora (ce sont des dieux en informartique )
Sophia-Antipolis... Ils travaillent TOUS sur Linux Fedora (ce sont des dieux en informartique )
Bravo !
de
Suppose
, posté le 08 juillet 2010 à 19h22
Bravo, belle initiative qui je l'espère donnera lieu à des "start-up" locales. Parce que les hautes autorités, on n'en a des camions entiers et à part engraisser une horde de hauts fonctionnaires, elles ne servent pas à grand chose.

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