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Télépresence: la solution haut de gamme

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Guillaume Ramey, DSI de SBM Offshore, se souvient: « La visioconférence était relativement fatigante pour les utilisateurs. Il fallait parler fort, tendre l'oreille, et l'image n'apportait rien. Par ailleurs, nous avons plusieurs fois eu affaire à des coupures de communication, sans dispositif de reprise, en pleine réunion importante ». Après la visioconférence en salle et sur poste, SBM Offshore, qui conçoit, fournit et opère des systèmes pour les sociétés pétrolières, s'est donc équipé entre 2008 et 2009 de quatre salles de téléprésence. Le système mis en place interconnecte les quatre sites d'exécution de la société : Houston (Texas), Kuala Lumpur (Malaisie), Monaco, Schiedam (Pays-Bas). Objectif : bénéficier de communications vidéo performantes et réduire le nombre de voyages, faisant perdre à la société près de 23 000 heures de temps de travail par an.
Solution de télépresence Cisco
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La téléprésence immersive est la solution de collaboration vidéo haut de gamme par excellence. Elle se compose d'une salle et d'un mobilier particuliers, d'un éclairage spécifique et d'écrans de grande taille pour afficher les interlocuteurs en taille réelle. Le réalisme des sessions apporte un confort d'usage non négligeable. Chez SBM Offshore, chaque salle est équipée de la solution CTS 3000 de Cisco, comprenant trois écrans de 60 pouces en Full HD ainsi que le système de diffusion de documents, de gestion d'appels et de communication entre plus de deux salles. Au-delà des enjeux techniques liés au déploiement de solutions gourmandes en bande passante (15 Mbit/s par site et 45 Mbit/s pour le site où se trouve le pont d'interconnexion), Guillaume Ramey a su convaincre sa direction d'investir dans cette technologie coûteuse.
SBM Off-shore a ainsi dépensé 1,15 million de dollars pour les quatre salles (matériel vidéo, acheminement, refonte de la salle, mobilier, mise en place du réseau de communications, installation par Orange Business Services). S'y ajoutent des coûts récurrents d'environ 390 000 dollars par an. « A cette époque, l'essentiel de mon travail a été de montrer à la direction le retour sur investissement que l'on atteindrait grâce à une réduction du nombre de voyages », explique le DSI de SBM Offshore. Dès les premiers mois, la société a réduit de 28 % le nombre de voyages, économisant près de 105 000 dollars par mois en frais de transport et d'hébergement. Une réduction qui devrait s'amplifier avec une adoption plus forte de la télé­présence. « Nous avions estimé le ROI à vingt mois. En réalité, il a été de seize car nous avons réalisé beaucoup d'économies sur les voyages », conclut-il.

«On est loin du Plug and Play.»

Emmanuelle Olivié-Paul, directrice de recherche chez Markess:

« Il y a encore des problématiques de standardisation à résoudre. Les équipements de visioconférence et de téléprésence doivent encore faire l'objet de normalisation. On est loin du Plug and Play. Les entreprises sont obligées de faire appel à un intégrateur pour déployer ces outils de communication, qui mettent en jeu des aspects réseaux, télécoms, informatiques et applicatifs.

Qualité de service et sécurité sont deux freins importants. Dans le cas de la conférence web, les entreprises sont dépendantes des infrastructures publiques. La qualité de service est donc moins garantie qu'avec la visioconférence et la téléprésence, qui reposent sur des réseaux privés virtuels (VPN). De plus, des informations confidentielles sont susceptibles d'être échangées. Les entreprises doivent s'assu­rer qu'il n'y a pas de problèmes de sécurité.»

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