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La technologie Wimax en berne

Plusieurs opérateurs munis de licence ad hoc en Europe jettent l’éponge et Intel se retrouve bien seul à soutenir la technologie contre vents et marées. Jusqu’à quand ?
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La technologie Wimax, qui fonctionne comme un grand réseau Wi-Fi s'appuyant sur des relais dont la portée atteint plusieurs kilomètres, voit son avenir s'obscurcir un peu plus. Le plus inquiétant des indicateurs tient à l'arrêt de l'activité de quelques opérateurs Wimax en Europe et les projets de plusieurs autres de convertir leur réseau à d'autres technologies sans fil, voire cellulaires.

Bolloré Télécom envisage de changer de technologie

En Europe, l'Anglais Freedom4 a jeté l'éponge en juin 2010, les fréquences étant cédées à un rival. Et le Hollandais Worldmax vient d'arrêter son service à Amsterdam au mois d'août 2010. Il l'avait ouvert à la mi-2008 avec une infrastructure Alcatel-Lucent. En France, Bolloré Télécom, qui détient une vingtaine de licences régionales mais n'a exécuté que 20 % de ses obligations de couverture, réfléchirait à la technologie cellulaire 4G/LTE sans pour autant fournir de précision sur la faisabilité technique ou réglementaire de cette option.
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La 4G détrône Wimax

En dehors de l'Europe, Clearwire, le seul opérateur américain national Wimax, a officiellement indiqué qu'il allait tester la technologie LTE sur des bandes de fréquences 2,5 GHz (retenues pour le Wimax outre-Atlantique) d'ici à la fin de l'année. L'opérateur russe Yota, qui exploite un réseau Wimax dans la bande de fréquences 2,5-2,7 GHz, a également déclaré qu'il allait commencer à déployer une infrastructure cellulaire LTE dans cinq villes en 2010 avec un lancement commercial sur Moscou et Saint-Petersbourg en 2011. Des déploiements complémentaires prévus dans une quinzaine d'autres villes russes, initialement programmés en Wimax, seront également réalisés au moyen de la technologie LTE.

Les équipementiers télécoms virent leur cuti

Même si le Wimax ne va pas disparaître de sitôt du paysage des télécoms, notamment dans les pays émergents (Inde, Indonésie, Amérique latine), ces perspectives incertaines de marché ne font pas les affaires des équipementiers engagés dans cette technologie. A commencer par Intel, qui misait beaucoup sur son essor et sur des ventes de puces pour terminaux mobiles Wimax. Le fabricant de circuits intégrés est même allé jusqu'à investir dans le capital de certains opérateurs comme l'Américain Clearwire ou le Hollandais Worldmax pour soutenir le décollage de cette technologie.
Intel a fermé un bureau à Taiwan chargé d'un programme Wimax, alimentant les rumeurs, vivement démenties par l'intéressé, d'un retrait vis-à-vis de cette technologie sans fil. Alvarion, l'un des équipementiers télécoms les plus engagés en faveur du Wimax, va étoffer son activité vers le TD-LTE (utilisant la modulation temporel TDD ou Time Division Duplex), sa solution Wimax 4Motion étant appelée à devenir compatible TD-LTE. Les autres équipementiers, comme Nokia, Ericsson, Huawei ou Alcatel-Lucent, avaient eux aussi déjà arbitré en faveur des technologies LTE.

En France, le Wimax pour les zones blanches

Dans notre pays, la technologie Wimax a été déployée dans la bande de fréquences 3,5 GHz sachant que celles prévues pour la technologie LTE sont respectivement 800 MHz et 2,6 GHz. Seuls quelques opérateurs ou fournisseurs d'accès alternatifs locaux (Altitude, Numéo, Wibox, etc.) sont actifs en régions.

Ces acteurs commercialisent des offres de liaisons sans fil à haut débit pour l'accès à internet dans les zones blanches rurales, où les réseaux ADSL filaires sont peu performants. L'Arcep avait attribué les licences Wimax par région en 2006. Certains exécutifs de régions, comme l'Alsace, en avaient même bénéficié. Parmi les opérateurs attributaires de ces licences, Altitude fut le plus actif, Bolloré Télécom n'ayant jamais engagé de déploiement massif.

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