EMC mise encore et toujours sur le case management
A l'occasion de Momentum, sa grand-messe annuelle, EMC Documentum a remis la gestion de cas à l'honneur. Sans pour autant présenter de réelles nouveautés par rapport à l’édition précédente.
Les Momentum se suivent et se ressemblent. L'année dernière, le rendez-vous annuel de la branche gestion de contenu d'EMC mettait à l'honneur le case management. Cette année l'éditeur est donc revenu sur cette discipline – la gestion de cas – héritée du workflow documentaire mais qui, jure-t-il, va bien au-delà.
XCP, la plate-forme de case management d'EMC, avait été annoncée en novembre 2009. Elle agrégeait moteur de processus, interface utilisateur dédiée à la gestion de tâche, capture et composition de documents, formulaire électronique et environnement d'assemblage d'application. Mais ça n'est véritablement qu'en mars dernier qu'elle a été lancée, le temps de visser les derniers boulons, notamment sur des aspects de performance. Résultat, aujourd’hui, peu de nouveautés à se mettre sous la dent. Si ce n’est la certification de XCP, et des autres produits Documentum sur VMware.
Quelle différence avec le workflow documentaire ?
La future interface de case management d’EMC
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En fait, l’éditeur s’évertue avant tout à évangéliser le marché. Et il en a besoin. Car, à bien des égards, la différence entre case management et workflow documentaire, même enrichi, est difficilement perceptible. « C’est justement ce que l’on ne veut pas que les gens croient », avoue Danny Pidutti, responsable produit XCP. Cette différence, EMC la revendique déjà au niveau de l’infrastructure : « Nous avons créé dans notre référentiel un nouvel objet case management qui comprend des contenus, des processus, des sources de données, des rôles, des personnes, de règles métier ou des actions de collaboration », poursuit-il. Cette approche par objets dont bénéficie le case management devrait ainsi aider les développeurs à modéliser l’interaction entre ces différentes ressources. Ce faisant, EMC met un pied dans le monde de la composition d’application.
Vers des processus non structurés
La différence avec le workflow documentaire se matérialise ensuite au niveau de l’interface utilisateur. « De plus en plus de processus dans l’entreprise s’effectuent de manière non structurée, en ce sens que les utilisateurs ont besoin de sortir momentanément du flux pour chercher ailleurs une réponse ou des informations », précise Rick Devenuti, responsable des opérations. D’où l’idée d’insérer au sein même de l’environnement de gestion de cas des outils de collaboration, de microblogging, de recherche ou de partage documentaire. Cette interface riche est dans les cartons d’EMC.
IBM sur le même créneau qu'EMC, avec les mêmes arguments
Jeetu Patel, le nouveau directeur technique de la branche Documentum d’EMC évoquant le besoin de contrôler une information dispersée et disséminée.
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Dernier élément de différenciation : la nature des contenus. Si le workflow documentaire ne véhiculait que des éléments stockés dans le référentiel documentaire, la gestion de cas, elle, l’enrichit de contenus variés stockée non seulement dans des référentiels tiers mais surtout au sein d’applications hébergées sur le nuage : « Ces contenus dispersés, nous devons non seulement être capables de les fédérer mais également d’en assurer la bonne gouvernance », explique Jeetu Patel, le nouveau directeur technique de la branche Documentum d’EMC.
A noter qu’au moment même où se tenait Momentum à Lisbonne, de l’autre côté de l’Atlantique, IBM remettait lui aussi le couvert sur le case management lors de son Information On Demand 2010 à Las Vegas. Avec comme argument central, le rapprochement de son réseau social Lotus Connections et de son workflow documentaire, d’origine Filenet.
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