Le e-learning s'impose doucement… mais sûrement
Malgré une croissance de 25 %, le marché de la formation en ligne reste faible en valeur.
Au premier trimestre 2011, deux salons sur le thème de la formation à distance ouvriront leur porte à Paris, iLearning Forum (en février) et Elearning Expo (en mars). Des manifestations qui attestent que, même si ce marché est encore restreint en France, il s’installe progressivement.
« L’e-learning représentait en 2007 environ 1 % d’un marché de la formation professionnelle estimé à 10 milliards d’euros. Entre 2008 et 2009, il a enregistré une croissance de 15 % et, entre 2009 et 2010, de 25 % », indique l’étude du cabinet Féfaur, spécialiste de ce domaine, concernant l’offre professionnelle de formations en ligne en France.
Selon Sally Ann Moore, fondatrice et directrice du iLearning Forum, deux facteurs expliquent l’adoption de ces outils par les entreprises françaises : la crise et le DIF (droit individuel à la formation). « Contraintes par des restrictions sur leurs budgets de formation, les grandes entreprises ont augmenté de 12 % la part consacrée à l’e-learning, au détriment du présentiel, qui, du coup, a enregistré une baisse conséquente. »Un effet de taille indispensable
Mais cet outil pédagogique n'est rentable que pour les sociétés d’une certaine taille. « Il faut une économie d’échelle et, en deçà de 2 000 personnes à former, ce n’est pas intéressant d’investir dans ce type d’outil. » Ce que confirme l’étude : 73 % des entreprises consommatrices d'e-learning ont plus de 5 000 salariés.
Autre facteur décisif dans la croissance de son adoption : le DIF. Dans ce cadre, les formations ont été essentiellement des cours de langues et de management avec, notamment, les entretiens de fin d’année ou la gestion du recrutement.
Les contenus sur étagère se développent
Les entreprises restent consommatrices d'e-learning métier sur mesure, afin de délivrer un contenu pédagogique lié à leur business et leurs process. Les offres sur étagère ont, quant à elles, augmenté, notamment dans les domaines de la bureautique, des langues ou du leadership.
Encore jeunes, les serious games se développent mais restent marginaux, de par leur prix et un retour sur investissement difficilement mesurable. Toutefois, selon l’étude de Féfaur, la situation devrait changer en 2010-2011, grâce à l’arrivée de serious games génériques et d’ateliers logiciels permettant de gagner en productivité de développement.
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