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Le lancement quasi officiel du DMP

Malgré une certaine confusion dans les annonces, la version 2 du dossier médical personnel vient de voir le jour. Il ne sera pourtant officiellement lancé que début janvier.

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Le dossier médical personnel (DMP) nouvelle génération est né ! Enfin presque… Disons, qu’il devait être présenté lundi dernier mais que, pour cause d’agenda chargé du ministre de la Santé Xavier Bertrand, son lancement officiel est repoussé à début janvier.
Toujours est-il que selon l’Asip Santé (Agence des systèmes d'information partagés), le service est désormais ouvert. Le DMP vient d’ailleurs de recevoir l’aval de la Cnil. La Commission ayant notamment validé les conditions de sécurité du DMP ainsi que le processus de recueil du consentement du patient à la création de son dossier.

Deux conditions indispensables au versement

L’Asip espère que le DMP hébergera entre un et deux millions de dossiers d’ici à la fin 2011, un volume suffisant, selon elle, pour analyser et prévoir les prochaines évolutions du dossier personnel. Le succès de ce nouveau DMP – sa première expérimentation en 2006 avait été un fiasco – dépendra en grande partie de l’adhésion des professionnels de santé et, surtout, de leur capacité à verser les pièces médicales dans ce DMP.

Car ce processus de versement est conditionné globalement par deux exigences : d’une part, les logiciels administratifs des médecins et des établissements de santé devront savoir lire et générer un identifiant, l’INS-C, calculé sur la base d’éléments de la carte Vitale, et d’une partie du numéro de sécurité sociale. D’autre part, les producteurs de soin devront respecter le cadre d’interopérabilité défini par l’Asip. Une interopérabilité de contenu (structure de fichier, syntaxe…), de services (règle d’échange) et de transport (interconnexion technique). 

Or, si cette interopérabilité ne semble pas trop poser de problèmes puisqu’elle reprend des standards plus ou moins respectés par la plupart des établissements de santé (norme HL7 et profils d’échange IHE, notamment), l’identifiant semble plus délicat. Une dizaine de logiciels administratifs de santé a beau avoir été agréé, tous ne sont pas tous en mesure de produire cet identifiant. Or, pour rappel, pas de DMP sans identifiant.

Priorité au partage de données entre professionnels

Le recueil du consentement constitue une autre difficulté : ce processus exige, là encore, une mise à niveau des logiciels d’accueil des patients. Sachant que chaque région, ayant déjà déployé un dossier médical partagé, dispose de sa propre méthodologie pour récolter l’accord du patient. Dans la Région Rhône-Alpes, par exemple, qui héberge la plus grosse plate-forme en France – plus de 800 000 DPPR (dossiers patients partagés et et répartis) –, on ne recueille pas les consentements, mais les refus. Résultat : pour alimenter le DMP, il faudra passer en revue tous les gisements qui alimentent aujourd’hui ces DPPR.

Dans un premier temps, le DMP sera uniquement axé sur le partage de documents entre professionnels de santé. La visualisation de son dossier par le patient lui-même ne sera possible qu’en mars 2011. D’autres détails, notamment sur la nature des documents versés et les IHM (interfaces homme-machine), seront présentés début janvier pout le lancement officiel, cette fois, du DMP.   

 

Fiche d’identité du DMP

Vocation: un dossier unique et sécurisé pour les patients et les professionnels de santé regroupant l’ensemble des informations de santé nécessaires et indispensables à la coordination, à la continuité et à la qualité des soins.

Maîtrise d’ouvrage : agence d’état Asip Santé (Agence des systèmes d'information partagés)

Maîtrise d'œuvre : consortium formé par Atos (par le biais de sa filiale Santeos) et La Poste, chargé d’héberger les dossiers patients, de fournir deux portails d’accès (pour les patients et professionnels de santé), et d’assurer support et assistance pour les professionnels de santé.

Infrastructure : la base du DMP stockera à la fois les documents et leurs métadonnées. En plus de ses IHM, le DMP offrira des interfaces normalisées (sous forme de services web) pour que les professionnels de santé puissent interagir avec lui depuis leurs outils.

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