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Hervé Schricke (Afic) : « Il ne va plus y avoir assez d’argent pour financer l’innovation. »

L’Association française des investisseurs en capital (Afic) tire la sonnette d’alarme : l’innovation devient de plus en plus le parent pauvre de l’investissement privé. Etat des lieux.

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L’Association française des investisseurs en capital (Afic) regroupe 280 organisations de l’actionnariat professionnel couvrant toutes les domaines du capital-investissement en France. Le président, Hervé Schricke, nous éclaire sur l’état actuel du capital-risque, un pilier important dans le financement de l’innovation.
01netPro : Dans sa dernière étude, votre association exprime « une forte inquiétude sur le financement de l’innovation ». Pourquoi ?
Hervé Schricke
 : Parce que le capital-risque, qui finance presque exclusivement de l’innovation, est fortement en baisse (-21 % au premier semestre 2010). Et cela alors que les autres segments d’investissement – capital-développement, capital-transmission, capital-retournement – sont en hausse. S'il ne s’écroule pas encore, cela ne va pas tarder. Le problème, c’est que les fonds n’ont pas assez d’argent. Suite à la crise, les institutionnels – banques et assurances –  réduisent leurs  risques. Quant à la collecte de l’argent des particuliers par les FCPI (Fonds commun de placement en innovation - NDLR), elle est également en baisse, pour les mêmes raisons. Par ailleurs, institutionnels et privés sont de plus en plus soumis à de nouvelles réglementations qui rendent l’investissement plus contraignant. Si rien n’est fait, il ne va plus y avoir assez d’argent pour financer l’innovation en fonds propres.  
Que suggérez-vous pour améliorer cette situation ?
La collectivité doit faire un effort. On pourrait, par exemple, orienter vers l’investissement dans les PME innovantes une fraction de l’épargne à long terme, c’est-à-dire les assurances vie, les PERP, les livrets, etc. Nous allons faire une proposition en ce sens à l’occasion de la réforme de la fiscalité, prévue pour le printemps prochain. Il faut que les institutionnels investissent plus. C’est la compétitivité de l’économique française qui est en jeu.
Quels conseils donnez-vous aux porteurs de projets ?
Quelle que soit la réforme votée, elle ne pourra pas générer des effets avant 2013. Il y aura donc un trou d’air en matière de financement pour 2011 et 2012. La sélection des projets sera plus forte. Les investisseurs privilégieront les entrepreneurs expérimentés et les business model originaux qui répondent à des besoins importants. Les porteurs de projets ont intérêt à être très attentifs aux aspects de management. Trop souvent, ils partent d’une idée, mais ne préparent pas suffisamment les moyens pour réussir. Une idée ne suffit pas, il faut aussi montrer qu’on est capable de gérer le projet et de s’entourer des bonnes compétences.
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Avis sur «Hervé Schricke (Afic) : « Il ne va plus y avoir assez d’argent pour financer l’innovation. »»

 

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de cerveau007 , posté le 24 janvier 2011 à 22h58
ne soyez pas aussi condescendant avec le fric que vous gérez, celui qui a été gagné par ceux qui vous font confiance.
Cet argent, vous le collectez pour ensuite le placer au meilleur rendement.
De plus vous donnez désormais aux cerveaux qui ont des idées géniales et des business plans qui vous plaisent.
Vous n'êtes que des intermédiaires car vous n'avez ni trouvé l'idée, ni gagné les fonds.* Vivement que les créateurs soient en contact direct avec les vraies personnes qui ont réussi, et qui ont des liquidités à faire fructifier.*
Cdt

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