01net Pro Entreprise informatique
Actualités gestion et logiciel informatique professionnel
Offre et recherche Emploi informatique internet
Salon conférences inofrmatique IT ebusiness 01
Le Cloud Computing
Vidéos reportage entreprise acteur informatique
Retrouvez tous les services 01Net dédiés aux professionnels !
Télécharger logiciels Pro et progiciels
Livres blancs e-commerce informatique et nouvelles technologies
Retrouvez l'ensemble des dossiers de la rédaction 01net Entreprise
Les synthèses des bonnes pratiques sur les sujets IT du moment
Agenda
Applications web et logiciels
Développement
FAI-Télécoms
Marché
Matériel
Sécurité
SSII
Système d'exploitation

Offshore : la Tunisie rêve d'un nouveau départ

Débarrassés de Ben Ali, les informaticiens tunisiens entendent faire de leur pays un champion du nearshore francophone. Des observateurs étrangers pointent, eux, le risque géopolitique.
laisser un avis
envoyer
par mail
imprimer
l'article
Une dizaine de jours après le départ de Ben Ali, quel est l’impact de la révolution du jasmin sur les SSII locales ? Au regard de l’ampleur du mouvement, la perturbation est restée mineure. Elle s’est limitée aux 12, 13 et 14 janvier, lors de la grève générale, avec un retour « à la normale » le lundi 17 janvier.
« Soit un léger décalage de planning pour les prestations de développement et de recette », note Jean-François Renault, dirigeant d’Offshore Boosting. En revanche, l’impact était plus manifeste pour les activités de support et de centre d’appels.
Dès le 14 janvier, le syndicat CFE-CGC et Unsa Télécoms se fendait d’un communiqué mettant « en lumière les effets dévastateurs de la mondialisation » sur les opérateurs Orange, SFR, Bouygues Télécom, Free ou Numericable.
Au jour d’aujourd’hui, le couvre-feu a été maintenu. Allégé à deux reprises, il s’étend de 20h à 5h du matin. Les Tunisiens espèrent voir le début de ce couvre-feu encore reculer à 22h dans les prochains jours.
Directeur général de Devoteam Tunisie et expert en Plan de continuité d’activité (PCA), Tarek Akrout estime que la période de la mi-janvier a conjugué les quatre niveaux de risques pris en compte dans un PCA. A savoir l’indisponibilité des locaux, du système d’information, des ressources humaines, et enfin celle des fournisseurs.
« Une telle conjonction de facteurs n’arrive qu'une fois ou deux par siècle. » Il en appelle à la compréhension des partenaires européens. « Ce type d’événement exceptionnel n’est en rien comparable à un risque dit fréquent, telle qu’une coupure d’électricité ou un sinistre. Après le 11 septembre, l’économie américaine a mis trois à quatre jours pour se relever. »

« L’actualité plaide en faveur d’un nearshore européen »

Pour autant, l’agence de notation Moody’s s’est empressée de dégrader la note souveraine de la Tunisie en raison des incertitudes économiques et politiques qui pèsent sur le pays. De fait, la situation en Tunisie - et par extension celle en Egypte, en Algérie - remet sur le devant de la scène le critère géopolitique dans le choix d’une destination offshore. On pourrait aussi ajouter le Niger et la Côte d'Ivoire pour des faits différents.
Sur son blog, Frédéric Lasnier estime que l’actualité ne plaide pas en faveur de l’externalisation des services en Afrique du Nord et de l’Ouest. Prêchant pour sa paroisse, le dirigeant de Pentalog – prestataire implanté en Roumanie et en Moldavie – estime, à l’inverse, que le nearshore au sein de l’Union européenne garantit la circulation des biens et des personnes. L'année 2011 devrait être ainsi l’année de l’Europe de l’Est en France.
Jean-François Renault fait un pari inverse. « Les Tunisiens vont avoir à cœur de démontrer leur valeur en redoublant d’efforts. Ils ne comptaient déjà pas leurs heures. Maintenant que le clan confiscatoire de Ben Ali est parti, ils savent pourquoi ils travaillent. »
Selon lui, la fuite des cerveaux tunisiens vers la France devrait se tarir. Dans un billet, il avait décrit, il y a quelques mois, les « sessions de recrutement de masse » d’informaticiens organisées dans les hôtels de Tunis par des acteurs française. Quant à la diaspora frustrée de ne pouvoir vivre ces jours historiques, elle pourrait – dans un second temps – revenir au pays.

« La Tunisie n’a pas de pétrole, mais des diplômés »

Pour Khaled Ben Driss, l’affaire est entendue : « La Tunisie deviendra le leader de l’offshore francophone ». Dans une tribune, ce cadre dirigeant de la SSII Oxia – entreprise membre du groupement Get’IT – recense les atouts de son pays. « La Tunisie n’a pas de pétrole, mais un peuple jeune, entreprenant, majoritairement diplômé. » Une jeunesse fière de sa révolution 2.0.
La Tunisie compterait 50 000 étudiants dans les filières TIC, pour un pays de « seulement » 10 millions d’habitants. Par ailleurs, 26 % de la population maîtrise le français, contre seulement 13 % au Maroc – le principal rival en terme de nearshore francophone – et 8 % en Roumanie. De part l'étroite de son marché intérieur, la Tunisie est aussi plus encline à exporter ses services.
Pour inciter les entreprises à investir, le « Manifeste pour un nouveau départ en Tunisie » propose notamment des « délocalisations gagnant-gagnant » avec l’Europe et les Etats-Unis. Dans son dernier classement de 2009, AT Kearney plaçait la Tunisie au dix-septième rang du top 50 des pays offshore les plus attractifs, devant la Roumanie (dix-neuvième) et le Maroc (trentième).
PAS D'AVIS SUR CET ARTICLE
Répondre
 

Avis sur «Offshore : la Tunisie rêve d'un nouveau départ»

   
 
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES
Les SSII françaises puisent dans les ressources stratégiques de la Tunisie
Révolution 2.0 : la Tunisie deviendra le leader de l’offshore francophone
Cession de Business Solutions de Thales, un plan social déguisé ?
Tunisie : crise ou opportunité pour le nearshore ?
Offshore : l'Egypte, le chouchou des analystes
Tunisie : un nouveau gouvernement à forte teneur IT
Tunisie : le numérique confié à un spécialiste de l'externalisation
SSII : des performances rassurantes chez les grands acteurs
Dossier spécial : l'IT au Brésil
Pratiques abusives en matière de sous-traitance, le médiateur est saisi
Les acquisitions de SSII en nette hausse en France en 2011
Des élus du personnel soupçonnés de malversations dans deux SSII
Selon Syntec numérique, la France échappe à la récession
Serge Kampf cède définitivement les rênes de Capgemini
Présidentielle : les candidats ont jusqu’au 9 avril pour plancher sur le numérique
Résultats annuels 2011 : Groupe Open à la peine
Débauchage : une petite SSII porte plainte contre BNP Paribas
Unis, les acteurs du numérique veulent peser sur la présidentielle
Résultats 2011 : GFI poursuit son redressement