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Offshore : l'Egypte, le chouchou des analystes

AT Kearney, Gartner ou Everest… les cabinets d’études ont fait du pays du raïs une destination phare de leur palmarès des destinations offshore. En minimisant le risque géopolitique ?
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AT Kearney, 2011
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AT Kearney vient de sortir son très attendu palmarès des destinations offshore. Sorte de Guide du routard de la délocalisation, ce classement vise à éclairer les décideurs dans le choix d’un pays d’accueil pour leurs services informatiques. Et surprise, la cuvée 2011 place l’Egypte à la 4e place de son top 50 derrière l’Inde, la Chine et la Malaisie. Le pays du raïs gagne même deux places depuis 2009, devançant très nettement le Maroc, 37e (- 8 places)… ou la France, 44e (- 3).
AT Kearney fait de l’Egypte le chef de file des nations de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Prudent, le cabinet d’études précise que son classement a été établi avant le soulèvement populaire et que la « situation doit être surveillée de près afin d'évaluer le risque pays à long terme ».

Une étude… commanditée par une agence égyptienne

Fin décembre, Gartner donnait déjà la note « très bien » au gouvernement égyptien pour ses efforts à créer un environnement propice à l’offshore. Et en septembre, le cabinet Everest tressait des louanges à la destination Egypte dans une étude commanditée par… l’Itida, l’agence égyptienne pour le développement.

Alors que les agences de notation de type Moody’s et Standard and Poor’s ont rapidement dégradé les notes de la Tunisie et de l’Egypte, les cabinets d’études du secteur IT semblent sous-pondérer le risque géopolitique. Leurs critères d’appréciations mêlant l’attractivité économique du pays, l’importance et la qualité du bassin d’emploi et « l’environnement business ».

Plutôt que de partir sur des critères aléatoires ou subjectifs, les cabinets français Acseitis et Elecio ont, eux, fait le choix de comparer des tarifs des développeurs, experts, chefs de projet en se référant au seul taux journalier moyen (TJM). « Sur la base des prix réellement facturés », précise Richard Peynot, dirigeant d’Acseitis.

Sans surprise, l’Asie – Inde, Chine et surtout Vietnam – pratique les prix les plus bas, tandis que la Roumanie est globalement mieux-disante que le Maroc. De quoi donner des arguments aux prestataires implantés en Europe de l’Est, pour qui le nearshore au sein de l’Union européenne garantit la circulation des biens et des personnes.

90 millions de dollars, le coût du black-out égyptien

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C’est la première estimation, faite par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), des pertes dues à la coupure d’internet pendant cinq jours. Les services bloqués par les télécommunications et internet représentant environ 3 à 4 % du PIB brut, soit une perte de 18 millions de dollars par jour. Quant à l'impact sur le long terme, l’OCDE note qu’il sera beaucoup plus difficile à l'avenir pour l’Egypte « d'attirer des entreprises étrangères et de leur assurer que les réseaux resteront fiables ».

Pour sa part, La Lettre A, une lettre confidentielle, note dans son édition datée de ce jour qu’une part importante des services support d’Oracle pour sa clientèle française se trouve aujourd’hui au Caire. « Des équipes égyptiennes, composées à 85 % d’ingénieurs pour certaines activités d’assistance produits, assurent même l’intégralité des veilles du week-end. »

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