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Comment la Franche-Comté se rend compatible avec le DMP

Les régions parties prenantes dans l’expérimentation du premier dossier médical personnel (DMP), en 2006, s’ouvrent aujourd’hui au tout nouveau DMP, et en particulier à son cadre d’interopérabilité.

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Il y a deux façons d’alimenter le  récent dossier médical personnel (DMP). Soit le logiciel du médecin est directement « DMP compatible », et donc capable de verser ses documents dans le référentiel national. Soit il ne l’est pas, et passe par une passerelle chargée d’assurer cette comptabilité. C’est cette seconde option qui a été retenue par la Franche-Comté, une des cinq régions parties prenantes dans l’expérimentation de la première version du DMP, et qui, toutes, marchent  aujourd’hui vers le DMP « nouvelle formule ». Son infrastructure a officiellement été présentée mardi soir au CHRU de Besançon.

Favoriser la relation ville-hôpital

« Autant les logiciels exploités par les médecins de ville sont facilement modifiables pour se rendre compatibles avec le DMP, autant il est compliqué de toucher aux interfaces de ceux utilisés dans les hôpitaux, de part leur complexité. Ce sont des plans à au moins un an », explique Vincent Bonnans, chargé de mission au Emosist-FC, le GCS (groupement de coordination sanitaire) chargé de la compatibilité avec le DMP. D’où le recours à cette passerelle. Aujourd’hui, seul le CHRU de Besançon en est équipé, mais Vincent Bonnans espère qu’une dizaine d’établissements lui emboîteront le pas d’ici à la fin de l’année.
Concrètement, cette passerelle (d’origine SQLI) est reliée à deux logiciels de l’hôpital de Besançon. Lié pour l’un à la gestion du patient, pour l’autre à la radiologie. « La passerelle récupère les documents en PDF ou HTML ainsi que leur métadonnées, et encapsule le tout dans un format hl7/CDA, conformément au cadre d’interopérabilité de l’Asip Santé », détaille Jérôme Euvrard, directeur informatique du CHRU. Lequel s’enthousiasme en particulier pour le partage de comptes rendus d’imagerie : « Il est primordial dans la relation entre la ville et l'hôpital, car les médecins de ville sont très demandeurs de ces informations. » Demain, le dossier des urgences sera à son tour raccordé.

Recueillir le consentement des patients

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Outre le respect des formats, une autre exigence du DMP tient au consentement du patient. A l’hôpital de Besançon, ce sont les médecins qui le recueillent. Cet accord est retranscrit soit dans le titre des documents médicaux, soit dans certains de leurs champs. La passerelle analyse ensuite les documents et détecte les candidats au versement dans le DMP.
Il aura fallu en tout trois  semaines pour déployer cette plate-forme de conversion. « Les aspects d’identification de médecins et de recherche de certificats électroniques pour identifier l’établissement ont mobilisé une attention particulière », rapporte Jérôme Euvrard. Quoi qu’il en soit, ce délai, relativement court, est de bon augure pour les autres établissements de la région, qui pourront notamment récupérer les paramétrages.
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