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Comment l’Alsace se rend compatible avec le DMP

Les régions parties prenantes dans l’expérimentation, en 2006, du premier dossier médical personnel, s’ouvrent aujourd’hui au tout nouveau DMP, et en particulier à son cadre d’interopérabilité.

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Progressivement, toutes les régions ayant expérimenté la première mouture du dossier médical personnel (vers 2006-2007) dévoilent leur stratégie de raccordement au tout nouveau DMP : après la Franche-Comté mardi, c'est aujourd'hui au tour de l'Alsace. Ou plutôt de trois établissements dont le plus important de la région, le CHU de Strasbourg.
Et pour verser ses documents médicaux dans le DMP conformément à son cadre d'interopérabilité, le CHU s'en remet aux éditeurs. « Nos logiciels de gestion du dossier patient, d'analyse des résultats de biologie ou d'imagerie seront tous à même d'alimenter directement le DMP dans les bons formats. Mais il faut avant cela que les éditeurs s’alignent sur ses spécifications. Ce à quoi ils s'emploient en vue d'une prochaine homologation par l'Asip santé. C'est une question de mois », explique Jean-François Lanot, directeur général adjoint du CHU dont les équipes testent, en parallèle, les différentes versions des logiciels.

80% des libéraux disposent d'un dossier patient électronique

L'hôpital civil de Strasbourg
En fait, d’ores et déjà, deux hôpitaux novateurs dans la régions créent et consultent des dossiers dans le DMP : ceux de Selestat et de Saverne. Pour cela, leur système hospitalier passe chacun par une passerelle (d’origine Enovacom) nativement compatible avec le dossier personnel national. Notons qu’ils ont adopté le même modèle que le CHRU de Besançon.
Reste désormais à faire des émules : ce sera le rôle dévolu au GCS (Groupement de coordination sanitaire) e-santé Alsace, qui s’appuiera sur les trois projets menés pour faire converger les autres établissements de santé de la région vers le DMP. Il accompagnera et formera également les médecins libéraux alsaciens, dont 80 % seraient déjà équipés d’un dossier patient électronique. « D’ici à la fin de l’année, 500 d’entre eux devraient alimenter le DMP par le biais de logiciels devenus DMP compatibles », espère Gaston Steiner, directeur du GCS.

Cibler les documents à verser

Mais que restera-t-il de l’expérimentation menée depuis quelques années ? La plate-forme alsacienne héberge à ce jour quelques 13 000 dossiers. « Au deuxième semestre, elle sera abandonnée, et les dossiers progressivement récupérés après consentement du patient », poursuit-il. Mais l’expérimentation ne se limite pas à cette plate-forme.
Retenons, par exemple, les lecteurs de carte des professionels de santé dont sont équipés nombre de médecins alsaciens pour s’authentifier. Et surtout la réflexion menée par les praticiens pour sélectionner le type de données et de documents à publier dans le DMP : « Nous avons développé, par exemple, un outil pour mettre en forme les résultats d’examens biologiques au travers de courbes et d’indicateurs, pour les rendre intelligibles en un clin d’œil. C’est cette synthèse que nous pourrons publier dans le DMP », détaille Jean-François Lanot. De la même façon, le CHU de Strasbourg expérimente un utilitaire pour extraire les clichés de radios les plus parlants parmi une séquence qui en compte une centaine. Toujours dans l’optique de verser dans le DMP une information aussi réduite en taille que pertinente.
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