Facebook, nouvel eldorado du commerce électronique
La Redoute a lancé une première expérimentation de boutique intégrée à Facebook début 2011, d'autres devraient suivre. C'est le f-commerce, qui démarre en France.
Boosket Store
Pour monter une boutique Facebook
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Après l’e-commerce puis le m-commerce, voici le f-commerce : un magasin sur Facebook. Des outils comme Boosket, Payvment et Shoptab aident à concevoir des boutiques plus ou moins personnalisables et intégrées au réseau social. Certes, peu d’entreprises en France en ont déjà créé une sur ce réseau social, même temporaire comme celle de La Redoute, qui utilise Boosket, mais l’idée émerge. « L'année 2010 était celle des test de possibilités des médias sociaux. Les marchands vont maintenant s’orienter vers le développement d’applications plus sophistiquées. Le f-shopping n’en est qu’à ses débuts », estime Tamar Papiashvili, responsable du Community Management chez Pixmania.
Une telle boutique donne la possibilité à l’internaute de ne pas sortir de la plate-forme quand il veut acheter : « Il est tenu au courant rapidement des offres qu’il peut ensuite diffuser et partager avec ses amis. C’est le caractère viral qui est intéressant, explique Joel Solis, cofondateur de Boosket. Sur Facebook, l’entreprise doit répondre au besoin de l’utilisateur d’être valorisé, de dialoguer avec la marque, de profiter d’offres exclusives. Il faut qu’il ait des avantages à être fan. »
Des achats plus ludiques
La Redoute
Boutique sur Facebook
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Ainsi, La Redoute a distribué des crédits Facebook aux clients de son site web pour qu’ils puissent jouer sur les jeux du réseau social. Guillaume Darrousez, vice-président opérationnel e-commerce et développement de La Redoute, est convaincu que « les médias sociaux introduiront une façon de vendre plus sociale et plus ludique, qui rencontrera une forte appétence des utilisateurs ».
Pragmatique, il explique les raisons de son expérimentation sur Facebook : « Il est logique de positionner une boutique là où se trouvent nos clients. » L’essai a été limité à deux semaines et à une cinquantaine de produits. Il s’est révélé concluant en termes de visibilité, et a généré de nombreux tweets.
De la nécessité d’un lien avec son système d’information
Les prochaines expérimentations se limiteront sans doute à un périmètre et à un laps de temps déterminés, car une partie du traitement des commandes reçues par le réseau social s’opère encore manuellement. La boutique sur Facebook peut être synchronisée par flux XML avec le catalogue du client, mais cela nécessite quelques adaptations. Guillaume Darrousez poursuit : « Pour disposer de l’équivalent de notre site d’e-commerce, il faudrait compter à la fois, et en temps réel, sur la disponibilité des produits et sur le back office des commandes, ce qui est encore compliqué à réaliser. »
En dehors du frein technique potentiel, il faut aussi éduquer le marché. Les utilisateurs n’ont pas encore l’habitude de voir une boutique sur Facebook, mais devraient rapidement s'y mettre. A terme, certains e-commerçants pourraient totalement remplacer leur site de commerce en ligne par des plates-formes d'achat intégrées aux réseaux sociaux.
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