Stockage : Isilon à la conquête des entreprises avec une solution de niche
Le déclin du stockage en mode bloc ouvre l’opportunité aux fabricants ultra-spécialisés de vendre leurs baies à une clientèle plus large. Ils appellent cela le Big Data.
Chez Isilon (filiale d'EMC), la dernière mise à jour matérielle des baies de stockage s’accompagne d’une mise à jour logicielle. Et pas n’importe laquelle : le nouveau système OneFS 6.5 accueille enfin les protocoles de communication standard en entreprise. Jusqu'à présent, les NAS d’Isilon ne s’interfaçaient bien qu’avec des stations Linux ou Unix (Mac, notamment). Désormais, ils supportent toutes les dernières fonctions du partage de fichiers de Windows Server 2008R2 et de Windows 7, y compris leur gestion à tiroir des droits utilisateurs. « Nous avons remplacé la couche open source Samba de notre système OneFS par du code Microsoft, sous licence », explique Aurélien Goujet, responsable de l’offre chez Isilon.
Car le fabricant a une nouvelle marotte : il veut pouvoir vendre ses baies de stockage ultra-spécialisées au tout-venant des entreprises.
Uniquement pour stocker des fichiers
Jusqu’ici, les baies d’Isilon ne servaient qu’aux professionnels des médias. Parce qu’elles ne savent stocker que des fichiers (ce que soient les vidéos, les rushes, les images...) et aucunement des bases de données, comme le sont les informations commerciales, clientes, financières ou même les e-mails et les agendas dont tout le monde a besoin.
Mais Aurélien Goujet a une théorie : « Les entreprises vont de plus en plus stocker leurs données dans des fichiers et non plus dans le format bloc des bases de données », lance-t-il. Pour preuve, une étude récente d’IDC indique que le format fichier représentera 80 % des informations stockées en 2012, alors que le rapport était de 50/50 en 2009. Raison principale de cette transformation, selon ce responsable Isilon, les bases de données sont de plus en plus encapsulées dans des machines virtuelles, lesquelles sont des fichiers.
Mais Aurélien Goujet a une théorie : « Les entreprises vont de plus en plus stocker leurs données dans des fichiers et non plus dans le format bloc des bases de données », lance-t-il. Pour preuve, une étude récente d’IDC indique que le format fichier représentera 80 % des informations stockées en 2012, alors que le rapport était de 50/50 en 2009. Raison principale de cette transformation, selon ce responsable Isilon, les bases de données sont de plus en plus encapsulées dans des machines virtuelles, lesquelles sont des fichiers.
Répondre à la nouvelle mode du Big Data
Et la nouvelle stratégie d’Isilon fonctionne : le constructeur automobile PSA vient de lui commander trois clusters de stockage totalisant 28 To. Car passée la contrainte du format d’enregistrement des données, les baies d’Isilon ont une caractéristique clé pour séduire les entreprises : on peut faire croître leur capacité à l’envi, en rajoutant simplement des briques, sans rien avoir à configurer. Ailleurs, pour ajouter des To quand il n’y a plus assez de place, il faut installer un deuxième, un troisième cluster de stockage, indiquer ce changement dans les paramètres de tout le reste du SI, voire réécrire les règles d’accès et de sauvegarde.
« Notre cible s’élargit donc à tous les professionnels qui ont d’importants besoins de stockage », précise Aurélien Goujet, en se défendant de vouloir conquérir toutes les entreprises, sans distinction. Une réserve pardonnable puisqu'en novembre dernier, Isilon est devenu une filiale d’EMC, le numéro un des matériels de stockage.
« Notre cible s’élargit donc à tous les professionnels qui ont d’importants besoins de stockage », précise Aurélien Goujet, en se défendant de vouloir conquérir toutes les entreprises, sans distinction. Une réserve pardonnable puisqu'en novembre dernier, Isilon est devenu une filiale d’EMC, le numéro un des matériels de stockage.
De fait, les gros besoins de stockage en entreprise ont une nouvelle étiquette : ce sera le secteur du Big Data.
Deux nouvelles baies, deux nouveaux logiciels
Les nouvelles baies d’Isilon sont les X200 et S200. La première, plus capacitive, propose jusqu’à 36 To sur 12 disques 3,5 pouces. La seconde, plus véloce, se limite à 14 To, mais sur 24 disques 2,5 pouces. Les disques sont soit magnétiques, soit des SSD, les deux types pouvant coexister dans la baie. OneFS devine tout seul sur lesquels enregistrer les fichiers, en analysant la fréquence des accès.
En option, Isilon propose InsighIQ 1.5, une console d’administration qui s’aligne désormais sur l’ergonomie des autres outils de l’entreprise. « A la vision technique, nous avons ajouté des vues par utilisateurs et par ressources », relate Aurélien Goujet.
Autre option, SyncIQ 3.0 synchronise les données entre deux clusters de stockage, même s’ils sont très éloignés géographiquement. Paradoxalement, l’intérêt de ce logiciel est d’être l’un des seuls du marché à ne pas fonctionner en mode fichiers, mais en mode... bloc ! « Le meilleur moyen pour que les transferts soient plus courts », conclut Aurélien Goujet.
En option, Isilon propose InsighIQ 1.5, une console d’administration qui s’aligne désormais sur l’ergonomie des autres outils de l’entreprise. « A la vision technique, nous avons ajouté des vues par utilisateurs et par ressources », relate Aurélien Goujet.
Autre option, SyncIQ 3.0 synchronise les données entre deux clusters de stockage, même s’ils sont très éloignés géographiquement. Paradoxalement, l’intérêt de ce logiciel est d’être l’un des seuls du marché à ne pas fonctionner en mode fichiers, mais en mode... bloc ! « Le meilleur moyen pour que les transferts soient plus courts », conclut Aurélien Goujet.

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