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Google adapte sa vision du Saas à ses clients

Deux des principes fondamentaux du Saas de Google, mise à jour en continu et "100 % web" souffrent quelques exceptions pour satisfaire les clients...même si le discours reste le même.

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J'ai souvent l'impression que chaque éditeur a sa propre définition, ou tout du moins sa propre vision, du Saas. Google avance ainsi au moins deux principes qui le différencient d’éditeurs plus classiques comme Microsoft.
Tout d’abord le « 100% web » : les Google Apps sont à utiliser quasi-excusivement avec un navigateur internet en mode connecté, contrairement à la suite d’outils en ligne de Microsoft qui reste compatible avec les logiciels sur poste de l’éditeur (Outlook, Word, Excel, etc.). Et si Google s’est engagé dans le développement d’un navigateur, d’un système d’exploitation et même d’ordinateurs exclusivement destinés à la navigation web, c’est sans doute pour aller jusqu’au bout de cette vision 100% web de l’informatique.
Ensuite, le mode de mise à jour en continu : les clients des Google Apps n’effectuent par leurs mises-à-jour eux-mêmes et ont peu de visibilité sur leurs échéances, comme ceux de beaucoup de fournisseurs Saas. Au contraire, Microsoft laisse un an à ses clients BPOS (version 2007 de la suite Office) pour passer à Office 365 (version 2010 de la même suite). IBM et Salesforce.com effectuent quand eux des montées de versions trimestrielles appelées « Spring », « Summer », etc.

Google à l'écoute de ses clients?

Google adapte cependant de plus en plus sa vision du Saas aux desiderata de ses clients mais sans changer de discours.
Les administrateurs de Google Apps possèdent ainsi un outil pour reporter d’une semaine les mises à jour ce qui contredit la volonté affichée d’évolution en continu des applications. Bénéfices avancés par l’éditeur : se familiariser avec les nouvelles fonctionnalités sur un site test, prendre le temps de former les utilisateurs ou les équipes support… voire organiser ses activités pour minimiser l’impact de la mise à jour en cas de bugs. Cette fonctionnalité n’est cependant disponible que pour les changements « majeurs » des Google Apps. L’éditeur gère toujours les versions « mineures » sans laisser à ses clients aucune latitude d’action même si rien ne garantit qu’aucun bug n’apparaisse lors de petits changements. Surtout que les Google Docs s’améliorent de semaine en semaine, et on peut donc supposer que le code source se complexifie du même coup... Si le risque de problèmes est minimisé grâce au nouvel outil de report des mises à jour, il demeure donc présent.
Le « 100 % Web » admet lui-aussi quelques exceptions, comme le mode déconnecté qui autorise à faire du « 100% web » sans accès internet. Disparu prématurément avec le plugin Gears, le mode déconnecté doit ressusciter grâce à HTLM 5. Et même si le discours sur la sécurité des données de Google est ainsi légèrement mis à mal par le rapatriement des données en local, les utilisateurs apprécieront de pouvoir travailler en avion.
 
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