La réalité virtuelle, une technologie de plus en plus accessible
Le salon Laval Virtual a marqué l'irruption des outils issus du jeu vidéo.
Le périphérique Kinect de Microsoft était omniprésent cette année sur les stands des rencontres Laval Virtual. Le rendez-vous annuel de la réalité virtuelle a marqué la stratégie claire des professionnels du secteur : ils souhaitent abaisser les coûts d’entrée de la technologie en s’appuyant ouvertement sur les outils issus du grand public et des jeux vidéo. Avant même que Microsoft ne publie le kit de développement officiel de Kinect pour Windows, les éditeurs se sont saisis du système, mais avec plus ou moins de succès. Car si le périphérique destiné à la console xBox 360 fonctionne bien dans un salon, il a montré ses limites en termes de fiabilité et de précision dans un univers aussi saturé d’infrarouges que la manifestation Laval Virtual.
Quand Kinect devient « serious »
Grâce à la technologie V3S, on simule la connexion d'un tuyau sur une vanne de camion citerne.
Qu’à cela ne tienne, le système de Microsoft a démontré sa pertinence dans des applications de serious game. Ainsi, le projet V3S (Virtual Reality for Safe Seveso Substractors) a prouvé son intérêt pour simuler la connexion d’un tuyau sur une vanne de camion citerne. Les chercheurs du List (Laboratoire d’intégration des systèmes et des technologies – CEA) et de Renault ont présenté un prototype de réalité virtuelle à faible coût : un simple PC, un périphérique Kinect et une TV 3D plasma suffisent désormais à monter une application de réalité virtuelle. Si la manipulation d’un modèle 3D de véhicule s’avérait plutôt ludique, l’autre application, où l’opérateur emboîtait des pièces les unes dans les autres, était bien plus complexe et aléatoire, l’opérateur gesticulant en tous sens pour réaliser une opération ne posant finalement aucune difficulté en situation réelle. Cette voie n’est pas suivie que par les équipes de recherche.
Ainsi, Gilles Houdent, responsable des ventes France de la gamme 3Dvia, appuie la position de Dassault Systèmes : « Nous travaillons sur une application développée sur 3Dvia Studio, avec Kinect pour suivre les mouvements de l’utilisateur, afin d’organiser des formations sur des métiers à risque. » Ce type d’application met habituellement en œuvre des capteurs infrarouges plus performants mais bien plus coûteux que l’extension de la Xbox : « Le périphérique Kinect est une solution grand public, stable et simple à mettre en œuvre. Le prix d’entrée des serious games baisse pour l’industrie », ajoute Gilles Houdent. Cette poussée vers les technologies grand public ne concerne pas seulement le système Kinect et les TV 3D.
Quand Kinect devient « serious »
Le coût du logiciel suit le mouvement
La Wiimote et le logiciel poursuivent l’offensive. Ainsi, l’éditeur Play All propose son moteur 3D, jusqu’alors exploité par les éditeurs de jeux Darkworks et Kylotonn. « Notre technologie est adaptée aux professionnels spécialisés dans le serious game, la réalité augmentée, la mise en avant de produit », explique Hubert Sarret, directeur technique de Play All. Pour assurer le passage entre CAO et réalité virtuelle, l’éditeur français Deltacad démontrait les capacités de GPure, un logiciel qui allège les modèles 3D d’Airbus, d’EADS ou de Renault, les clients de l’éditeur, pour les charger dans ces applications de réalité virtuelle.
De nouveaux secteurs, autres que l’aéronautique et l’automobile, friands de réalité virtuelle, pourraient relancer ce domaine, comme la grande distribution, à la recherche d’optimisation de ses linéaires.
De nouveaux secteurs, autres que l’aéronautique et l’automobile, friands de réalité virtuelle, pourraient relancer ce domaine, comme la grande distribution, à la recherche d’optimisation de ses linéaires.
Avis de l'éditeur
« Un dispositif facile à déployer »
Bertrand Copogneaux, cofondateur de Simplysim (Groupe Optis)
Notre outil Simplycube sert à la revue de projet et à la présentation d’un produit. Celui-ci devient observable sous toutes ses facettes. Le dispositif se révèle peu coûteux et est déployable facilement partout, dans le cadre d’ un salon ou chez un concessionnaire, par exemple. La même application peut fonctionner dans une telle configuration mais aussi en stéréovision. Elle devient moins chère. Nous obtenons un rendu qui est physiquement correct au niveau du calcul de la lumière et en matière de matériaux. C’est unique chez Optis et on est ainsi en mesure de valider les modèles sur des représentations qui sont non seulement jolies, mais également très précises.
Notre outil Simplycube sert à la revue de projet et à la présentation d’un produit. Celui-ci devient observable sous toutes ses facettes. Le dispositif se révèle
peu coûteux et est déployable facilement partout, dans le cadre d’ un salon
ou chez un concessionnaire, par exemple.
La même application peut fonctionner
dans une telle configuration mais aussi
en stéréovision. Elle devient moins
chère. Nous obtenons un rendu
qui est physiquement correct au niveau
du calcul de la lumière et en matière
de matériaux. C’est unique chez Optis
et on est ainsi en mesure de valider
les modèles sur des représentations
qui sont non seulement jolies, mais
également très précises.
peu coûteux et est déployable facilement partout, dans le cadre d’ un salon
ou chez un concessionnaire, par exemple.
La même application peut fonctionner
dans une telle configuration mais aussi
en stéréovision. Elle devient moins
chère. Nous obtenons un rendu
qui est physiquement correct au niveau
du calcul de la lumière et en matière
de matériaux. C’est unique chez Optis
et on est ainsi en mesure de valider
les modèles sur des représentations
qui sont non seulement jolies, mais
également très précises.
Reportage

Avis sur «La réalité virtuelle, une technologie de plus en plus accessible»
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