Marre du stagiaire@unesociete.fr
Que le stagiaire d’aujourd’hui n’ait aucune reconnaissance, le fait est établi. Pire, cette situation est ancrée dans la culture de l’entreprise. Pourtant, le stagiaire est une espèce en voie de développement qui travaille autant qu’un salarié « normal ». Il est en formation, certes, il apprend par l’expérience, certes, mais qui a dit que le salarié « normal » ne devait pas, lui aussi, renforcer sans cesse le socle de ses connaissances par le biais de ses nombreuses années d’expériences ?
Entre le stagiaire et le salarié, il ne devrait donc y avoir aucune différence. Or, et c’est bien connu, la compensation d’un stagiaire équivaut à une cacahuète (500 euros par mois en général). Mais le pire n’est pas là. Le pire réside dans l’image dont souffre le stagiaire en entreprise. Alors qu’elle le met en première ligne (stagiaire journaliste, stagiaire attachée de presse, stagiaire informaticien…), l’entreprise ne cherche pas à « humaniser » son stagiaire, puisqu’elle ne prend même pas le temps (allez quoi, cinq minutes, pas plus !) de lui créer une adresse e-mail à son nom. Le jeune stagiaire motivé qui découvre le monde de l’entreprise est donc en proie à une série de questions existentielles qui le feront douter de ses capacités : comment créer sa propre identité, se faire une place, gagner en crédibilité, lorsqu’aux yeux de vos interlocuteurs et de votre entreprise, vous êtes résumé à stagiaire@unesociete.fr ?
Une même adresse électronique pour 80 stagiaires qui défileront dans le service : voilà comment les responsables informatiques ont réglé le problème. Sauf qu’ils n’ont rien compris. Au-delà du fait qu’ils n’aident pas leurs salariés de demain à avoir confiance en eux, c’est l’image même de l’entreprise qui en pâtit. Comment accorder la même crédibilité au courriel écrit par philippe.dupont@unesociete.fr et à celui écrit par stagiaire@unesociete.fr ? Pour la majorité d’entre nous, une telle adresse est synonyme de « ne-pas-lire@jenesuisquestagiaire.fr ».
Et on dit que le monde de l’informatique évolue sans cesse. Encore un effort.
Ca sent le vécu !
de
Sebdetours
, posté le 16 juin 2011 à 15h43
Puisque l'adresse mail de la rédactrice est un mail générique !!!
CQFD
CQFD
C'est normal
de
navré
, posté le 17 juin 2011 à 08h46
Pourquoi voulez-vous qu'un stagiaire ait de la reconnaissance dans l'entreprise, alors même que le salarié lambda n'en à pas ...
Bravo, belle analyse
de
BD33
, posté le 17 juin 2011 à 09h34
Je félicite l'auteur, c'est un très bon article, une magnifique analyse de la situation.
argument RH
de
yeepeekayeah
, posté le 17 juin 2011 à 10h35
Dans ma boite, nous avions pris pour habitude de donner une adresse nominative à chaque stagiaire ou personnel en intérim.
Toutefois, nous nous sommes fait réprimander par la RH. Apparemment, une récente jurisprudence aurait permis de requalifier un stagiaire au rang de salarié, sous l'argument qu'il était bien intégré dans l'entreprise, car disposant d'une adresse e-mail nominative. Ceci aurait obligé la boite de verser au stagiaire ce qu'elle aurait versé à un salarié.
Cependant, nous n'avons pas vérifié. Et nous nous plions à la nouvelle directive...
Toutefois, nous nous sommes fait réprimander par la RH. Apparemment, une récente jurisprudence aurait permis de requalifier un stagiaire au rang de salarié, sous l'argument qu'il était bien intégré dans l'entreprise, car disposant d'une adresse e-mail nominative. Ceci aurait obligé la boite de verser au stagiaire ce qu'elle aurait versé à un salarié.
Cependant, nous n'avons pas vérifié. Et nous nous plions à la nouvelle directive...
ne pas generaliser
de
assez_de_passionnel
, posté le 17 juin 2011 à 10h58
En fonction de l'activité, un stagiaire il faut s'en occuper et mobiliser des ressources pour l'encadrer.
Pas question de le lacher chez le client (déjà c'est interdit) ... trop risqué, comme il n'a jamais vécu certaines expériences, il peut raconter des conneries à un DSI.
La bonne volonté ne fait pas tout. Prenez un stagiaire de l'INT Management et demandez-lui de pondre un papelard sur de l'exploitation de SI, vous verrez la cata.
Alors d'ici à dire qu'ils font le même boulot que les salariés hein ...... parlez dans le journalisme qui ne requière pas bac+6 pour écrire du papier comme celui-là . Mais pas dans certaines strates de conseil ... très consommatrices en stage de préembauche.
Pour l'adresse : prenon.nom.stagiaire@entreprise.com n'est pas illogique, vu que la loi impose : prenom.nom.prestataire@client.con
Pas question de le lacher chez le client (déjà c'est interdit) ... trop risqué, comme il n'a jamais vécu certaines expériences, il peut raconter des conneries à un DSI.
La bonne volonté ne fait pas tout. Prenez un stagiaire de l'INT Management et demandez-lui de pondre un papelard sur de l'exploitation de SI, vous verrez la cata.
Alors d'ici à dire qu'ils font le même boulot que les salariés hein ...... parlez dans le journalisme qui ne requière pas bac+6 pour écrire du papier comme celui-là . Mais pas dans certaines strates de conseil ... très consommatrices en stage de préembauche.
Pour l'adresse : prenon.nom.stagiaire@entreprise.com n'est pas illogique, vu que la loi impose : prenom.nom.prestataire@client.con
vécu
de
PRB
, posté le 17 juin 2011 à 12h38
Ça sent le vécu dans le sens où en tant que journaliste, je reçois de nombreux communiqués de presse de la part de stagiare@uneentreprise.com et il faut bien dire que je ne les traite pas de la même manière. C'est vrai, le stagiaire et le salarié n'ont pas toujours les mêmes responsabilités mais pour préparer le jeune à l'entreprise, la moindre des choses serait de lui accorder une identité. Pour ma part, j'ai une adresse à mon nom, mais je ne suis pas stagiaire.
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