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Syntec numérique veut renforcer l’attractivité des SSII

Un plan de communication sera lancé à la rentrée en s’appuyant notamment sur les réseaux sociaux. Les précisions d’Olivier Vallet, président du collège SSII au sein de la chambre patronale.

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« Marchands de viande ». A tort ou à raison, l’étiquette colle à la peau des sociétés de services informatiques. Une image péjorative dont la profession peine à se défaire.

Sous la présidence de Jean Mounet, Syntec informatique avait multiplié les initiatives – Changeurs de monde, Pasc@line, UniverSyntec, Académie de l’innovation…– pour se rapprocher des jeunes et lutter contre la désaffection des étudiants pour les filières scientifiques.

A nouvelle présidence, nouveau plan de bataille. Guy Mamou-Mani a demandé à Olivier Vallet, directeur général de Steria et président du collège SSII au sein de Syntec devenu numérique, d’établir un plan d’action pour renforcer l’attractivité du secteur.

La sélection des prestataires devrait s’achever à la fin du mois. Durant l’été, il restera à dresser un état des lieux puis à bâtir le plan de communication. Lancé à la rentrée, celui-ci fera notamment appel aux réseaux sociaux pour toucher les écoles, défendre les intérêts de la profession auprès des pouvoirs publics ou sensibiliser les influenceurs sur le web.

Olivier Vallet, directeur général de Steria France
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01Net Entreprises : Pourquoi un nouveau plan de communication ?

Olivier Vallet : Il s’agit d’une démarche ambitieuse et non d’un « plan de com’ » à court terme. Ce programme triennal sera relayé par les adhérents de Syntec numérique. Nous devons gagner en visibilité avec un message clé et un socle d’actions de communication concertées. Le déficit de représentativité est indéniable. En termes d’emplois, nous pesons vingt fois plus que le secteur du cinéma et cinq fois plus que celui de la pharmacie.

Notre poids économique n’est toutefois pas proportionnel à notre influence. Même si l’Etat a donné une impulsion récente en faveur de l’économie numérique avec la tenue de l’e-G8 et la création du Conseil national du numérique, notre pays est en retard.

Pourtant, la France développe une excellence dans le métier du service. Quatre SSII françaises figurent dans le top dix européen et deux dans le top dix mondial. Syntec numérique, c’est 1 100 entreprises qui emploient quelque 300 000 salariés. Entre 30 à 40 % des jeunes ingénieurs diplômés nous rejoignent chaque année. Des chiffres frappants. 

01Net Entreprises : Comment changer l’image de la profession ?

OV : Ne parlons plus technologies mais usages, innovations. L’impact de notre métier n’est pas suffisamment reconnu. Le numérique change pourtant très concrètement notre vie quotidienne, qu’il s’agisse de l’e-santé, de l’e-éducation, des moyens de paiement, des smart cities ou des compteurs électriques intelligents.

Les SSII sont des créateurs de services, des accélérateurs de production de l’innovation. On participe fortement à la croissance. L’immatériel, c’est l’industrie du futur. Nous devons à la fois expliquer à nos clients la valeur ajoutée que nous pouvons apporter, valoriser le travail de nos collaborateurs, renforcer nos liens avec les écoles et peser sur les pouvoirs publics.

01Net Entreprises : Et quel discours tiendriez-vous à un jeune pour qu’il rejoigne une SSII ?

OV : Je ne connais pas de profession qui offre l’opportunité à un jeune de découvrir autant de métiers dans la banque, l’énergie ou le secteur public. Il peut en changer plusieurs fois au cours de sa carrière.

Embaucher de jeunes ingénieurs à la tête bien faite, ce n’est pas suffisant. Je milite pour aller au-delà des grandes écoles. Pour recruter des consultants métiers, nous faisons appel aux écoles de commerce. Les filières universitaires sont aussi de bon niveau. Moi-même, je ne suis pas un ingénieur de formation.

Quant aux ingénieurs qui nous rejoignent avant tout par passion pour la technique, ils peuvent se réaliser pleinement dans les centres de services en région. 

01Net Entreprises : L’offshore ou les conditions de travail nuisent néanmoins à votre image…

Il ne faut pas avoir peur de l’offshore. L’internationalisation offre de vraies opportunités. Il y a une richesse à travailler avec des ingénieurs de culture différente, Indiens, Marocains, Polonais ou Allemands.

L’offshore se développe mais en même temps on n’a jamais autant embauché qu’en France. Le modèle de livraison globale a montré qu’il créait aussi de la valeur sur notre sol.

Quant aux conditions de travail, c’est vrai que nos métiers demandent un investissement important. En contrepartie, ils sont aussi la source d’un réel épanouissement.

3 AVIS SUR CET ARTICLE
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Avis sur «Syntec numérique veut renforcer l’attractivité des SSII»

 

Changez le CONTENU, pas L'EMBALLAGE !

de marco111 , posté le 23 juin 2011 à 11h44
Ben voyons, la machine à communiquer du Syntec et des SSII va travailler de plus belle...

Hélas, rien ne changera sur le fond car ce n'est pas l'emballage qui doit être plus attractif, mais le contenu ! A savoir le fonctionnement des SSII, le management, le respect des réglementations, la GRH, les salaires...etc
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Oui, changez le contenu, gardez ceux qui y sont déjà!

de fffffffffffff , posté le 23 juin 2011 à 16h36
Entièrement d'accord. Et vu le nombre de salariés qui ne pensent qu'à se barrer (chez le client, mais c'est de plus en plus difficile), voire carrément changer de métier... ils feraient mieux de ne pas dégoûter les plus anciens, qui resteraient avec leurs compétences. J'en connais plusieurs qui ont jeté l'éponge, et sont maintenant agriculteurs, ou artisans... J'aimerais bien savoir combien fuient la profession après quelques années?
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Ben voyons...

de friche , posté le 28 juin 2011 à 11h40
Ce qui ne faut pas lire....

Donnez déjà un salaire décent serais un bon début...
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