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Cinq questions à Terry Wise, directeur commercial d'Amazon Web Services

A la tête d'Amazon Web Services, l'ensemble des services cloud computing d'Amazon, Terry Wise a répondu aux questions de 01net.

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01net Entreprises : Quels sont aujourd’hui les chiffres clés d’Amazon Web Services ? Combien de serveurs exploitez-vous, pour combien de clients ?

Terry Wise : Nous ne communiquons pas sur le nombre total de serveurs dont nous disposons. Mais chaque jour nous ajoutons la puissance totale dont Amazon.com disposait en 2000. A cette époque, nous réalisions un chiffre d'affaires de 2,7 milliards de dollars dans le eCommerce.
Nous avons désormais des centaines de milliers d’utilisateurs sur Amazon Web Services (AWS), dans 190 pays, notre plate-forme est globale.
 

Les Européens affichent-ils un dynamisme en matière de cloud computing ?

TW : Absolument. On voit de plus en plus d’entreprises européennes. SAP a notamment certifié son offre pour une utilisation cloud : toute entreprise qui souhaite exploiter SAP peut le faire chez Amazon avec un support technique. C’est vraiment le fruit d’une demande des clients qui recherchent des alternatives à la gestion interne des serveurs, des centres de données. SAP lui-même va dans ce sens pour ses besoins internes.

Si l’on en croit les analystes, le Saas connaît une croissance beaucoup plus soutenue que les offres Iaas et Paas. Qu’en est-t’il ?

TW : Le Saas (Software as a Service) est présent sur le marché depuis un certain temps maintenant. Il y a certainement une accélération. Nous, ce que nous proposons, c’est de la flexibilité et un choix. Les services Saas s’appuient sur des piles logicielles spécifiques, alors qu’Amazon Web Services (AWS) fournit une série de briques auxquelles il est possible de faire appel pour constituer une plate-forme. Or, les entreprises ont lourdement investi en infrastructure logicielle. Elles disposent de compétences internes et de licences pour des solutions Microsoft, SAP, Oracle, IBM Websphere. Sans oublier que AWS gère de nombreuses offres Saas : Sage Software, par exemple, a bâtit son offre sur AWS. C’est le meilleur des deux mondes.
Nous disposons aussi d'une importante communauté Windows. C’est notamment le cas de la fonction publique américaine, dont le Trésor exploite Sharepoint sur notre plate-forme. Des solutions open source sont émergeantes, la communauté Ruby on Rails, avec la plate-forme Heroku, s’appuie sur AWS. Idem pour la communauté Drupal gérée dans le cloud par Acquia.

Les services Cloud Amazon ont l’image d'une solution essentiellement choisie par des start up, plus que par des grandes entreprises. Qu’en est-il réellement ?

TW : C’est une mauvaise perception. Depuis fort longtemps, de grandes sociétés utilisent AWS, tels l’Esa (European Space Agency) ou Bankinter, qui est la sixième banque espagnole et qui réalise ses calculs de risque crédit sur Amazon. Il s’agit de véritables applications de production stratégiques. Exemple, des algorithmes de calcul de profils de risque prenaient vingt-trois heures pour s’exécuter, ils sont maintenant réalisés en vingt minutes. C’est beaucoup mieux que ce qu’ils pouvaient faire en interne, notamment en raison du temps et du coût de mise en service des serveurs.
Autre cas intéressant, celui de News International, au Royaume-Uni. Ils utilisent Amazon Web Services pour l’analyse de leurs données clients. Ils mènent aussi un test dans le cadre de leur stratégie sur le mobile, car ce dernier et les réseaux sociaux vont avoir un impact très fort sur leur métier.

Un mot suscite beaucoup d'intérêt en ce moment, c'est big data. Quel rôle va jouer le cloud computing vis-à-vis de l'explosion des volumes de données ?

TW : Sur ce plan, nous voulons offrir le choix au-delà les plates-formes et les applications. Nous proposons notre solution EMR (Amazon Elastic Map Reduce) et nous travaillons avec un grand nombre d’éditeurs tiers tels que Business Objects. C’est un marché extrêmement excitant aujourd’hui lorsqu’on voit la taille et la structure des entreprises qui s’y positionnent.
Le big data constitue une rupture. Les solutions du type Teradata nécessitent un investissement initial important, avant même que la première requête puisse être traitée, et en termes de capacité, ce n’est jamais assez ! Plus vous en achetez, plus vous avez besoin de stockage. Le volume de données explose, et le cloud apporte une capacité de stockage illimitée.
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