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Scality stocke les données du cloud dans des anneaux « organiques »

Basé à San Francisco, cet éditeur propose aux fournisseurs de services cloud une nouvelle architecture de stockage, résiliente et autoadaptive, basée sur de simples serveurs x86.

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« Face à la vague du cloud, les technologies de stockage classiques, comme le SAN ou le NAS, ne sont pas adaptées. Elles sont beaucoup trop chères et pas assez extensibles », explique Jérôme Lecat, PDG de Scality. Cet ingénieur des Ponts et Chaussés roule sa bosse dans le high-tech depuis presque vingt ans déjà, avec notamment la création, en 1994, du fournisseur d’accès Internet Way et celle, en 2003, de Bizanga, une plate-forme de traitement de courriels pour opérateurs. En février 2010, il la revend à Cloudmark, tout en gardant la technologie de stockage sous-jacente. Ce qui lui permet alors de créer Scality.

Un fonctionnement peer to peer

Jérôme Lecat, PDG de Scality et serial-entrepreneur
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Destiné aux grandes infrastructures cloud, Scality est une solution de stockage orienté objet (*), c’est-à-dire où les données sont stockées dans des conteneurs flexibles intégrant des métadonnées. Cela permet de simplifier l’allocation et la gestion du stockage. A cela, Scality ajoute une architecture sous forme d’anneau. Les données sont stockées dans les disques de serveurs x86 classiques, structurés de manière circulaire et en peer to peer. D’un point de vue fonctionnel, chaque nœud est équivalent à un autre : il stocke une partie des données et la réplique sur d’autres nœuds. Il n'existe pas de nœud maître.
Pas d’index ou de registre central. Chaque nœud « sait » quelles données sont stockées par ses deux voisins. Une requête aboutit donc de proche en proche, au bout d’un nombre limité de « sauts ». « C’est mathématique. L’algorithme de convergence est de l’ordre du logarithme du nombre total de nœuds. Les communications entre serveurs restent donc faibles, même si on ajoute beaucoup de serveurs », explique Jérôme Lecat. Ainsi, selon lui, il faut un saut pour localiser le bon serveur dans un anneau de dix nœuds, deux sauts dans une configuration de 100 nœuds, etc.
Architecture de Scality
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Autres avantages : la résilience et l’extensibilité. Lorsqu’un serveur tombe en panne, on peut aisément le reconstituer à partir des autres sans arrêt de service. Inversement, lorsqu’on souhaite ajouter des serveurs pour augmenter la performance, les données sont automatiquement redistribuées. L’ajout est sans couture. « C’est un vrai système organique, capable de s’autoguérir et de s’étendre sans limite », souligne le PDG.

Une douzaine de clients

La solution Scality est vendue sous la forme d’un système logiciel, avec une tarification de cinq cents par gigaoctet et par mois. D’un point de vue commercial, l’éditeur se concentre pour l’instant sur le secteur des hébergeurs et des opérateurs, où les besoins sont les plus criants. Il revendique une douzaine de clients à ce jour, que ce soit pour proposer des services de courriel en ligne (Telenet) ou de stockage en ligne (Parallels, Greenqloud, Dunkel, Seeweb, Hosteurope, etc.). Il compte s’attaquer au marché des entreprises à partir de 2012, en ciblant les déploiements de cloud privé des grands comptes et les secteurs verticaux.
(*) Lire à ce sujet :
Un article technique de Sun : http://developers.sun.com/solaris/articles/osd.html
Un article technique de Seagate : http://www.seagate.com/docs/pdf/whitepaper/tp_536.pdf
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