Systèmes d’exploitation pour smartphones : la concentration s’accélère
Avec des OS pas assez performants, RIM Nokia et Microsoft sont, aujourd'hui, les grands perdants de la course aux smartphones.
HP stoppe la production des smartphones et tablettes. L’avenir de WebOS, le système d’exploitation (OS) de ces terminaux, s’obscurcit brutalement. Si cet arrêt ne bouleverse en rien le marché des smartphones (WebOS détenait 1,3 % de part de marché fin 2010, selon la société d’études The Nielsen Company), il traduit toutefois une tendance : le marché des OS mobiles tend à être dominé par Android (Google) et iOS (Apple).
Même alliés, Nokia et Microsoft ne sont pas tirés d’affaire
Stephen Elop, PDG de Nokia (à gauche) et Steve Ballmer, PDG de Microsoft (à droite)
Aujourd'hui pourtant, le marché compte encore quelques éditeurs d’OS mobiles supplémentaires. Nokia intégrera Windows Phone 7, le système d’exploitation de Microsoft, dans ses futurs smartphones (exit Symbian et Meego). Les deux alliés, qui doivent faire vite au risque de prendre trop de retard, devraient lancer leur terminal commun avant les fêtes de fin d’année.
Le succès n’est pas garanti. D’une part, Nokia a fait preuve d’importantes lacunes sur le marché des smartphones, ce qui a provoqué le déclin de ce mastodonte de la téléphonie. D’autre part, malgré un écosystème riche, Windows Phone 7 n’a séduit ni les constructeurs, ni les utilisateurs. Sa part de marché n’était que de 1,6 % au deuxième trimestre 2011, estime Gartner.
RIM tente d’enrayer son déclin avec QNX
De son côté, RIM est en perte de vitesse. Toujours selon Gartner, sa part de marché a perdu 7 points, passant de 18,7% (2e rang mondial) au second trimestre 2010 à 11,7% (4 rang mondial) un an plus tard. En cause : un design peu novateur et un système d’exploitation vieillissant. Le Canadien intègrera désormais l’OS QNX dans ses futurs smartphones.
Le lancement du premier de ces appareils est prévu au premier trimestre 2012, sous le nom de code Blackberry Colt. Poussé par le dynamisme du marché, RIM doit faire vite, quitte à lancer un produit moins performant que ceux de ses concurrents (processeur monocœur, pas de support des versions actuelles de Blackberry Enterprise Server).
Enfin, reste Bada, l’OS propriétaire de Samsung. S’il enregistre une progression d’un point de sa part de marché en un an (1,9 % au deuxième trimestre 2011), sa force de frappe est encore limitée. Avec le rachat de Motorola Mobility par Google, le Sud-Coréen pourrait mobiliser davantage de ressources pour le développement de son système d’exploitation.

Avis sur «Systèmes d’exploitation pour smartphones : la concentration s’accélère»
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES 


nos newsletters
Abonnez-vous à Micro Hebdo : 4,90 €/mois
Abonnez-vous à l'Ordinateur Individuel : 3 €/mois
Abonnez-vous à la version digitale
Abonnez-vous à 01Business et Technologies : 19 €/mois












agrandir la photo



