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Exposition aux antennes relais : un rapport calme le jeu

Un rapport officiel révèle que les niveaux d'exposition aux ondes restent assez faibles. Il préconise d'améliorer la concertation entre collectivités et opérateurs.

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Comment calmer le jeu entre opérateurs mobiles, citoyens et collectivités au sujet de l'implantation des antennes-relais ? Tel est l'exercice d'équilibriste auquel se livre le rapport de François Brottes, député de l'Isère, sur l'expositions aux ondes. L'enjeu de ce document : désamorcer le mouvement de rejet croissant de certaines villes et des riverains vis-à-vis des antennes existantes ou des futures implantations, ce qui gêne les déploiement en cours de Free Mobile ou ceux à venir des réseaux LTE/4G.
Remis aux deux ministres concernés, Nathalie Kosciusko-Morizet et Eric Besson, il dresse un premier état des lieux après des mesures d'exposition effectuées sur le terrain. Il formule aussi des recommandations visant à améliorer la concertation entre les opérateurs et les villes autour des projets d'implantation des antennes-relais (voir encadré ci-dessous).
Suite aux mesures effectuées dans neuf quartiers (Paris 14e et Paris 15e, Grenoble, Cannes et Brest, notamment), cet état des lieux a montré des niveaux d’exposition entre 0,1 et 5 V/m (volt par mètre) alors que les valeurs limites réglementaires sont de 41 V/m ou plus. Il n'y a donc pas péril en la demeure. Le rapport signale quand même des relevés dans « quelques points géographiquement isolés dits atypiques, où l’exposition est sensiblement plus élevée que la moyenne, tout en restant inférieure aux valeurs limites. Ces points atypiques doivent justifier un traitement spécifique. Les simulations de modifications d’ingénierie ou d’emplacement montrent une réduction de l’exposition sans dégradation significative de la couverture. »
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Moins de puissance égal mauvaise couverture radio

En complément de ces mesures, des travaux de simulation de la réduction de l’exposition aux ondes ont été réalisés dans trois de ces quartiers. Les résultats sont sans surprise : plus on abaisse la puissance émise par les antennes, plus on détériore la couverture radio et la qualité de service des réseaux cellulaires. Par exemple, si on réduit l'exposition aux ondes jusqu’à 0,6 V/m, la couverture radio à l’intérieur des bâtiments en est sensiblement affectée, avec des pertes, en moyenne, de 82 % de la couverture intérieure à Paris 14e ou de 44 % à Grenoble.
Néanmoins, « les résultats de ces travaux de simulation doivent être confirmés par des expérimentations qui seront menées cet automne », précise l'auteur du rapport. Ces expérimentations consisteront en une diminution de la puissance de plusieurs antennes de certains sites dans les quartiers pilotes sur une seule et même fréquence (1 800 MHz), pour ne pas altérer le service qui sera disponible sur les fréquences utilisées par les réseaux 2G/3G (900 MHz) et au contrôle de cette couverture à l’aide d’appareils.

Fluidifier la concertation entre villes et opérateurs cellulaires

Le rapport préconise d'étudier l'opportunité de nouvelles dispositions législatives ou réglementaires visant à :

-  rendre obligatoire le contact écrit des opérateurs avec le maire dès la
phase de recherche d'un projet ;
-  rendre obligatoire la transmission d'un dossier d'information sur tout
projet d'antenne relais par l'opérateur à la mairie, un mois avant le dépôt de la
demande d'autorisation d'urbanisme, délai pouvant être porté à deux mois à la
demande écrite du maire ;
-  informer systématiquement les occupants du bâtiment lors d’une
implantation d'antenne relais de téléphonie mobile, dans un délai maximum de
quinze jours avant l’installation.

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