Steria met 1 250 employés au vert
Cet été, la SSII a emménagé dans le premier bâtiment d'entreprise à énergie positive. Visite guidée d'un immeuble véritablement révolutionnaire.
La rentrée des 1 250 collaborateurs franciliens de Steria a été placée sous le signe de l’énergie positive. Depuis le 1er juillet, ils sont regroupés sur un site unique à Meudon-la-Forêt, dans les Hauts-de-Seine, non loin du campus de Dassault Systèmes.
A première vue, le bâtiment ne diffère guère de ceux qui l’entourent dans cette zone d’activités. Conçu par Bouygues Immobilier, ce bâtiment de 23 300 m2 , appelé green office, est pourtant le premier immeuble d’envergure à énergie positive en France. A savoir qu’il produit plus d’énergie (64 kW/h) qu’il n’en consomme (62 kW/h).Sa conception permet ainsi de réaliser 30 % d’économies d’énergie sur un immeuble HQE (Haute Qualité environnementale) et 65 % sur un bâtiment répondant aux exigences du Grenelle (norme RT 2005). Bref, le nec plus ultra.
Pour comprendre cette prouesse, il faut pousser plus loin la visite. Le bâtiment, mais aussi les surfaces de parking, sont littéralement tapissés de 4 200 m2 de panneaux photovoltaïques assurant 40 % de l’énergie. Le solde est fourni par une chaudière à cogénération biomasse à l'huile de colza produisant simultanément chaleur et électricité.
Ni climatisation ni faux plafond
A l’intérieur, l’architecte Ion Enescu, du cabinet Ateliers 115, a privilégié les grands espaces et l’éclairage naturel. Un mur végétal oxygène l’escalier central. En revanche, pas de climatisation ni de faux plafonds. Ce qui surprend pour un immeuble de standing flambant neuf.

Les façades respirent. La dalle en béton emmagasine le frais de la nuit et le diffuse tout au long de la journée. Dans chaque pièce, des coffrages en bois avec des volets inclinables font entrer automatiquement l’air extérieur. Au plafond, des panneaux « phonoabsorbants » dissimulent toutes sortes de capteurs à même de réguler la température ou la lumière en fonction de la présence humaine.
Pas de datacenter, bien sûr. Steria a néanmoins dû conserver une petite salle informatique pour héberger les serveurs bureautiques et d’impression. Une salle climatisée à l’ancienne !
Point noir : les transports en commun
Pour piloter les différents paramètres, un logiciel spécifique a été développé par Steria. Propriété de Bouygues Immobilier, Si@go (Système d’information pour green office) dotera les futurs « bureaux verts ». A la fois boîte noire et cerveau, Si@go assure la traçabilité du comportement énergique tout en favorisant les conditions optimales de consommation en fonction de la météo ou du nombre d’occupants.
Chaque collaborateur garde néanmoins la main. Depuis l’intranet, il peut régler l’éclairage ou la ventilation de son poste. Ce qui, dans les premiers temps, a donné lieu à quelques fous rires. Un collègue prenant le contrôle des commandes de son voisin.
E
n revanche, pas de poubelle individuelle. L’employé doit se rendre aux bacs de tri collectifs situés à proximité des copy points, des coffee points et autres espaces lounge. Au-delà des 38 salles de réunion, l’open space est doté de cocoons, ou cabines téléphoniques en bon français.
n revanche, pas de poubelle individuelle. L’employé doit se rendre aux bacs de tri collectifs situés à proximité des copy points, des coffee points et autres espaces lounge. Au-delà des 38 salles de réunion, l’open space est doté de cocoons, ou cabines téléphoniques en bon français.Pour développer plus encore la fibre écoresponsable de ses salariés, Olivier Vallet, directeur général de Steria, projette de se doter d’un parc de vélos électriques, mais aussi de voitures électriques que les salariés pourraient louer le week-end.
Car le gros hic se trouve au niveau des transports en commun. Prévu initialement fin 2012, le tramway T6 n’arrivera qu’en 2014. En attendant, des navettes ont été mises en place pour rejoindre le métro et le covoiturage encouragé. Le site dispose également de 900 places de parking.
Une économie de 15 euros par m2
Sur les conditions contractuelles, le propriétaire (le réassureur Scor), le locataire (Steria) et l’opérateur (Exprim, filiale de Bouygues) sont plus discrets. Le bail de neuf ans est assorti d’un contrat de performance énergétique.
Par ce contrat inédit en France, l’exploitant s’engage à garantir à Steria « l’ensemble des coûts d’exploitation et de maintenance et les niveaux de consommation et de production d’énergie, selon des principes de fonctionnement et d’occupation prédéfinis. » Avec un système de bonus-malus.
L’économie sur les « utilities » (eau, électricité…) évaluée à 15 euros annuels par mètre carré compenserait un loyer plus élevé. Là encore, c’est Si@go qui gère le deal.
Green Office
de
cocoki971
, posté le 12 septembre 2011 à 11h06
Aucune économie sur le prix au m2 entre Issy les Moulineaux et Meudon la Forêt. Le plus pour les dirigeants c'est un super coup de publicité. Certe le bâtiment est green mais la facture sur la taxe carbonne a été multipliée par trois étant donné les difficultés d'accessibilité au site. Les salariés passent le plus clair de leur temps dans les trajets qu'ils soient en voiture ou en transport en commun. L'équilibre vie professionnelle/vie privée a pris un coup de claque.
Les salariés ont été crucifiés sur le green office en open space non insonorisé.
Les salariés ont été crucifiés sur le green office en open space non insonorisé.
Comm soignée
de
Dusnane
, posté le 12 septembre 2011 à 14h51
Et là où la comme est soignée, c'est qu'ils ne disent pas que c'est de la vente en totalité, beaucoup plus intéressante financièrement (pas pour les contribuables !) que la vente de surplus ... alors qu'il y a plus de production que de consommation.
Arrêtez avec le terme de collaborateur
de
juriste
, posté le 15 septembre 2011 à 21h32
Non seulement à 01Net on ne sait plus employer que des anglicismes mais en plus on plonge dans la comm patronale à corps perdu! Collaborateur = travailler avec = même niveau de responsabilité donc déni du lien de subordination et des responsabilités de l'employeur vis-à-vis des salariés.
Quant au projet en tant que tel rien à dire de plus que les deux précédentes interventions qui résument tout. C'est de la démagogie et de la comm à plein tube !
Quant au projet en tant que tel rien à dire de plus que les deux précédentes interventions qui résument tout. C'est de la démagogie et de la comm à plein tube !
"en bon français"
de
Standing utilities
, posté le 06 octobre 2011 à 12h09
Pitié pour nos yeux ! Avant de corriger les anglicismes -certes ridicules- de type "cocoon", dont vous-même abusez déjà, relisez vos articles !
"Ce qui, dans les premiers temps, à donner lieu à quelques fous rires."
Structure de phrase inédite (à quoi sert de mettre un verbe après tout ?) :
"Un collègue prenant la main sur les commandes de son voisin."
En dehors de cela oui, le bâtiment est impressionnant et agréable à vivre. Merci d'avoir fait remarquer le point noir de l'accessibilité, passé sous silence par d'autres journaux.
"Ce qui, dans les premiers temps, à donner lieu à quelques fous rires."
Structure de phrase inédite (à quoi sert de mettre un verbe après tout ?) :
"Un collègue prenant la main sur les commandes de son voisin."
En dehors de cela oui, le bâtiment est impressionnant et agréable à vivre. Merci d'avoir fait remarquer le point noir de l'accessibilité, passé sous silence par d'autres journaux.
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