Comment Aigle a diminué le coût de son informatique tout en la fiabilisant
La marque de chaussures et de vêtements a fait le choix de la virtualisation de l'ensemble des ses serveurs.
Aigle
Activité : fabriquant et distributeur de chaussures et de vêtements.
Distributeurs : 200 magasins dans le monde, corners de grands magasins et de distribution spécialisée.
Siège : Châtellerault (86).
Effectif : 850 personnes.
CA 2009 : 150 M€.
Le projet
Problème à résoudre : simplifier l’architecture informatique pour en réduire le coût et en faciliter la maintenance.
Solution déployée : serveur Bladecenter d’IBM, couplé à la solution VMware et aux logiciels de haute disponibilité Quick-EDD/HA de Trader’s.
« Dès que nous achetions un nouvel applicatif ou que nous faisions des développements spécifiques, il nous fallait de nouveaux serveurs. » C’est le constat que dresse Yves Trousselle, DSI d’Aigle. Insatisfait du manque de rationalisation des ressources non utilisées de ses machines (35 serveurs AS/400, Unix et Windows) – certains logiciels sont gourmands en disques mais pas en mémoire, d’autres consommateurs de CPU mais pas de disques, etc. –, il décide, à la fin 2008, de repenser l’infrastructure matérielle de l’entreprise. « Cette volonté d’évolution a été renforcée par l’arrivée à échéance des contrats de location de nos serveurs. Durant trois mois, j’ai étudié les alternatives possibles », se souvient le DSI. Au final, la virtualisation est apparue comme étant la meilleure solution.
Une restauration qui prenait plusieurs jours
Le DSI se tourne alors vers JP Services, son partenaire de location financière, à qui il demande une proposition d’architecture virtualisée à budget égal, incluant le doublement de puissance et de capacité, ainsi que la solution de plan de reprise d’activité (PRA) associée. « Un vrai challenge économique et technique », reconnaît-il.
JP Services, expert des infrastructures IBM, bâtit une offre autour du serveur-lame Bladecenter, associé à la solution de virtualisation de VMware et les logiciels de haute disponibilité, de l’éditeur Trader’s. « Pour nous aider à évaluer la proposition faite par JP Services, nous avons sollicité la société SOS Data, avec qui nous travaillons sur nos systèmes de sauvegarde, et qui est spécialisée dans les infrastructures de back up », confie Yves Trousselle. Après affinage progressif de son offre, la proposition de JP Services est validée.
Dès l’installation du Bladecenter, en octobre 2009, la virtualisation des serveurs débute. « Nous avons opéré par étapes successives. Il était important de transférer les serveurs un par un et, après chaque opération, de s’assurer de leur bon fonctionnement. Ainsi, nous pouvions peaufiner le processus avant de basculer, en dernier, les serveurs les plus critiques. Heureusement, la souplesse des technologies de virtualisation permet d’éviter les stratégies de type big bang », insiste le DSI.
Avec l’augmentation du nombre des distributeurs et de leurs exigences, les sollicitations auprès du système d’information se multiplient et sa disponibilité devient critique. D’où la duplication, à l’identique, du dispositif virtuel dans une salle située à 30 km du siège de l’entreprise pour, en cas d’interruption, disposer des mêmes services au bout de quelques heures. Intégré au printemps 2010, ce back up est réalisé par SOS Data.
Une exploitation facilitée par la virtualisation
Par ailleurs, soucieux de ne pas arrêter, même quelques minutes, certains processus clés (commandes et logistique, notamment), le DSI a demandé, moyennant un surplus financier (10 % du projet initial), la mise en œuvre d’un plan de continuité d’activité (PCA). Structuré autour d’un serveur traditionnel (et non d’un serveur-lame), ses performances sont inférieures à la solution initiale, mais ce plan assure un certain nombre de fonctions avant que le PRA prenne le relais. Situé à 100 m de la salle informatique, son exploitation est gérée de manière automatique, sous la surveillance des équipes internes d’Aigle.
Dans un premier temps, le responsable et deux techniciens réseaux du service exploitation informatique ont suivi une formation externe sur la technologie de virtualisation de VMware. Puis, auprès des ingénieurs de JP Services, ils ont acquis les compétences en matière de transfert des applications et des données des serveurs vers le Bladecenter, et d’exploitation. Ils ont rapidement compris tous les avantages de cette technologie. Par exemple, là où ils pouvaient passer plusieurs jours à restaurer le système, les données et les applicatifs d’un serveur, l’opération est désormais réalisée en quelques heures. Il suffit de réinstaller une image du serveur sur le nouveau système.
Aujourd’hui, ils doivent principalement surveiller l’espace des applications et libérer de la mémoire lorsque les applicatifs en réclament moins, ou encore faire des transferts d’espace selon les besoins des logiciels.

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