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Réseaux sociaux, les amis de mes amis...

La théorie des liens faibles et des liens forts est très structurante dans la logique des réseaux sociaux. Mais qu’en est-il de la pertinence de cette théorie lorsqu’un internaute collectionne 1 024 « amis » Facebook ou contacts Viadeo ? Regardons tout cela de plus près en passant le principe des « FOAF » (friends of a friend) à l’épreuve du « nombre de Dunbar ».

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Les réseaux sociaux d\'entreprise
© Ziryeb Marouf. L'Harmattan
Les réseaux sociaux d'entreprise
Les individus B, C, D, E et F sont les liens forts de « A ». Les autres individus représentant ses liens faibles.
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Les liens forts définissent la relation que j’ai à mes proches, mes amis, ma famille. Ils sont qualifiés ainsi car je connais bien ces personnes. Par contre, les amis de mes amis constituent mes liens faibles. Je les connais par le biais d’un intermédiaire et donc ils sont naturellement moins proches de moi. Le paradoxe et l’intérêt de cette théorie résident dans le fait que mon réseau de liens faibles est beaucoup plus porteur de valeur que celui des mes liens forts ! Pourquoi ?
D’abord, parce qu’une personne issue de mes liens forts connaît, pour majorité, les mêmes personnes que moi. Ensuite, parce que, contrairement à mes liens forts, mes liens faibles n’ont pas d’idées préconçues quant à mon savoir, mon savoir-faire ou mon savoir-être. Enfin, et surtout, parce que mes liens faibles ont, a priori, un regard bienveillant sur moi car je me recommande d’une de leurs connaissances. De fait, si je cherche un nouvel emploi, mes liens faibles représentent beaucoup plus d’opportunités et de nouvelles perspectives connectives que mes liens forts.

Le nombre de Dunbar

Robin Dunbar
© Oxford Mail
Robin Dunbar
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L’anthropologue britannique Robin Dunbar dirige actuellement l'Institut d'anthropologie cognitive et évolutive de l'université d'Oxford. Dans le cadre de ses recherches, il a démontré que le néocortex humain ne permet pas à l’homme d’entretenir plus de 148 relations actives avec ses proches. A la lumière de cette limite physiologique, que signifie réellement le fait d’avoir 1 024 relations dans Linkedin ?
Les détracteurs vous diront qu’une mise en relation virtuelle – ajouter un ami – relève d’une démarche de collectionneur simple comme un clic, d’une illusion relationnelle. Et qu’il ne peut en aucun cas s’agir de relations réelles, entretenues et durables.
Les promoteurs vous expliqueront qu’une relation n’est rien d’autre que la capacité de se tenir informé de l’actualité des membres de son réseau de contacts. Ils ajouteront qu’il y a dans le réseau une forme d’intelligence artificielle qui les tient mieux informés des actualités de leurs connaissances que ceux qui ne jurent que par des relations IRL (In Real Life, autrement dit « dans la vraie vie »). D’ailleurs, ces derniers n’ont peut-être pas vu leurs vrais amis depuis des mois, voire des années.
Les pragmatiques, enfin, vous diront d’inviter vos amis Facebook à vous aider à déménager dimanche prochain, vous saurez alors faire la part de choses entre les amis réels et les amis virtuels.

L’entreprise étendue

En entreprise, on peut considérer que les organigrammes représentent, au sein de chaque équipe, un ensemble de liens forts, distincts. Or l’entreprise a tout à gagner à travailler en groupes transverses, c'est-à-dire à désiloter autant que possible ses départements pour s’ouvrir aux liens faibles, tout en fédérant et en développant ses liens forts. Alors qu’habituellement chaque collaborateur est logé dans une équipe autonome. L’équipe client étendue ou 2.0 intégrerait commerciaux, techniciens d’interventions, juristes et chefs produit marketing au sein de la même communauté. Le réseau social d’entreprise favorise la dynamique de ces communautés, notamment par le biais de la mise en relation des profils enrichis. Ces derniers aident, en effet, à mieux se connaître et à mieux travailler les uns avec les autres. Des liens faibles sont alors transformés en liens forts.
Cette ouverture doit donc s’étendre aux fournisseurs et aux clients eux même ! L’entreprise 2.0  se moque de savoir si les relations numériques sont factices ou bien réelles, elle se concentre simplement sur les bénéfices qu’elle saura en tirer. Par exemple, réduire le « Time to Market » en  développant de nouveaux produits tout en associant au processus l’ensemble des acteurs concernés y compris le consommateur final.

Ziryeb Marouf

Diplômé de l'Essec et de Télécom ParisTech, Ziryeb est RRH 2.0 (responsable RH 2.0) chez France Télécom Orange et a participé à la mise en œuvre du réseau social interne Plazza. Il est également président fondateur de l'Observatoire des réseaux sociaux d'entreprise et auteur du livre Les réseaux sociaux numériques d'entreprise : état des lieux et raisons d'agir, aux éditions l'Harmattan.

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Avis sur «Réseaux sociaux, les amis de mes amis...»

 

désilotage

de minessotakid , posté le 23 novembre 2011 à 09h45
Encore un mot (terme ) à ajouter au Larousse des grands hommes!Je me souviens de Robinson C.qui à lui seul à fait tant de choses... Serais se notre avenir que d'agir tout seul depuis notre ile PC afin de faire avancer le chmilblic?Je n'y crois pas mais j'en ai peur...
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