01net Pro Entreprise informatique
Actualités gestion et logiciel informatique professionnel
Offre et recherche Emploi informatique internet
Salon conférences inofrmatique IT ebusiness 01
Le Cloud Computing
Vidéos reportage entreprise acteur informatique
Retrouvez tous les services 01Net dédiés aux professionnels !
Télécharger logiciels Pro et progiciels
Livres blancs e-commerce informatique et nouvelles technologies
Retrouvez l'ensemble des dossiers de la rédaction 01net Entreprise
Les synthèses des bonnes pratiques sur les sujets IT du moment
Agenda
Applications web et logiciels
Développement
FAI-Télécoms
Marché
Matériel
Sécurité
SSII
Système d'exploitation

Les serveurs Itanium continueront au moins jusqu'en 2021

Malgré l'arrêt du support par Oracle et le fait qu’il se vende plus de serveurs x86 dans le haut de gamme, HP a une feuille de route pour ses serveurs critiques Integrity.

laisser un avis
A l’occasion de son point semestriel sur ses serveurs critiques Integrity, HP a révélé que cette gamme de machines passerait à la génération supérieure à l’été 2012, puis à celle d’encore après, en 2015. Celle-ci, comme les précédentes, sera vendue pendant quatre ans et demi, puis connaîtra des mises à jour de ses composants pendant encore un an et demi. En clair, HP a l’intention ferme de vendre au moins jusqu’en 2021 des serveurs qui reposent sur un processeur exotique – l’Itanium d’Intel –  et pour lequel ni Oracle, ni Microsoft, ni Red Hat n’écriront plus jamais de logiciels.
Benoît Maillard, le directeur marketing de la division serveurs d’applications critiques chez HP, justifie ce choix : « Au niveau mondial, nos serveurs à base d’Itanium représentent 10 % des revenus générés par le vente de serveurs, ainsi qu’entre 20 et 30 % du chiffre d’affaires de notre branche services. Soit un total d’environ 8 milliards de dollars de CA par an. »

L’Itanium d’Intel concurrencé par le x86 d’Intel

Paul Otellini, PDG d'Intel.
agrandir la photo
Selon Intel, le chiffre d’affaires annuel des serveurs critiques concurrents – essentiellement les serveurs RISC et les mainframes d’IBM – aurait été divisé par deux depuis le lancement de l’Itanium en 2002. En l’occurrence, le chiffre d’affaires des serveurs concurrents est passé de 29,6 à 15,3 milliards de dollars et reste donc quatre fois plus important que celui des serveurs Itanium.
Par ailleurs, la plupart des serveurs vendus en 2010 pour les applications critiques reposent sur des processeurs x86. Il s’agit de l’architecture conventionnelle d’Intel, qui n’est pas conçue pour fabriquer des serveurs critiques, mais dont le chiffre d’affaires annuel dans cette gamme est paradoxalement passé de 19,2 milliards en 2002 à 31,7 milliards de dollars en 2010.
Néanmoins, les serveurs Itanium sont les seuls capables de pérenniser les applications autrefois développées sur les serveurs critiques PA-Risc (sous HP-UX) et Alpha (sous OpenVMS) de HP.

Maintenir la gamme sans Oracle

Larry Ellison, PDG d\'Oracle, a choisi de stopper le support de l\'Itanium.
agrandir la photo
Vendus aux grands comptes pour leurs activités financières, les serveurs Integrity sont, selon nos sources, utilisés dans les deux tiers des cas pour exécuter des logiciels Oracle.  « L’arrêt des développements Oracle sur Itanium, annoncé récemment, ne rend pas pour autant nos serveurs obsolètes », s’indigne Benoît Maillard ! Selon lui, la plupart des clients HP Integrity qui utilisent des bases Oracle le font pour accompagner des applications SAP. « Ceux-ci ont désormais la facilité de migrer vers une base de données Sybase, éditeur que SAP a racheté en 2010. Pour les autres, il s’avère que la migration Oracle vers le SGBDR open source PostgreSQL, notamment dans sa  version commerciale EnterpriseDB, est à présent bien maîtrisée », avance-t-il.
Benoît Maillard suggère par ailleurs que les clients des serveurs Integrity seraient de plus en plus nombreux à préférer le maintien des vieux binaires au détriment des nouvelles fonctions. « Auparavant, seuls les militaires souhaitaient conserver les mêmes applications sur dix ou quinze ans. Désormais, les industriels le veulent aussi. Car cela coûte trop cher de remettre trop souvent les mains dans le code, juste pour rafraîchir des applications qui fonctionnent déjà », explique-t-il. HP entend notamment faire comprendre à ses clients qu’ils pourront continuer à utiliser leurs bases Oracle sans le support d’Oracle.
En 2012, le processeur Itanium des serveurs HP Integrity aura deux fois plus de capacités de traitement (huit cœurs au lieu de quatre aujourd’hui), sera plus rapide (54 Mo de mémoire cache contre 30 Mo aujourd’hui) et consommera bien moins d’énergie grâce à une gravure en 32 nm au lieu de 65 nm.
envoyer
par mail
imprimer
l'article
PAS D'AVIS SUR CET ARTICLE
Répondre
 

Avis sur «Les serveurs Itanium continueront au moins jusqu'en 2021»

   
 
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES
Red Hat débarque sur le marché des SGBDR
Oracle met la main sur Taleo pour 1,9 milliard de dollars
HP va doper ses serveurs Itanium avec... des Xeon
Oracle dénonce des dessous de table entre HP et Intel
Bill McCracken : « Adapter son système d'information au cloud est plus efficace que de redévelopper pour le cloud »
Les serveurs Linux 50 % plus rapides
Serveurs : HP de justesse devant IBM en zone EMEA
Deux nouvelles puces relancent la bataille dans les serveurs Unix
HP-UX pioche chez Linux et gagne en sécurité
Réseaux sociaux : Microsoft fait-il de l'ombre à Facebook ?
Pour Forbes, Steve Ballmer est le numéro 1 des PDG à licencier
Braskem : quand l’informatique doit accompagner l’hypercroissance
SAP au Brésil: la rigueur allemande dans le pays de la samba
Microsoft Home OS, un système d'exploitation pour la domotique
Le chiffre d’affaires d’Apple a encore battu un record
Microsoft SkyDrive mieux que Dropbox ?
Nokia, la descente aux enfers
Microsoft veut aider les entreprises à réaliser des prototypes innovants
Changement de dirigeant à la tête de SAP France