Mark Zuckerberg, un créateur d'entreprise hors norme
JC Lattès publie en France La Révolution Facebook, l'ouvrage de David Kirkpatrick retraçant l'histoire de la création de Facebook. Un livre où transparaît la personnalité atypique de son fondateur, Mark Zuckerberg.
Tout le monde connaît aujourd'hui l'histoire de la création de Facebook. Le film The Social Network, réalisé par David Fincher, l'a largement retracé et le succès qu'il a rencontré auprès du grand public a démontré tout l'intérêt porté par ses membres à ce réseau social. Mais au-delà de l’histoire de la création de Facebook, le livre de David Kirkpatrick permet de découvrir l’étonnante personnalité de Mark Zuckerberg, notamment lors de la création et de la gestion de la croissance de sa start up.
Pourtant, il ne s'agit pas de réduire le créateur de Facebook au cliché d'un adolescent « nerd », toujours en tee-shirt et sandales Adidas. Facebook ou plutôt TheFacebook, comme le réseau s’appelait au départ, est né dans une chambre universitaire, à Harvard. Le site a ensuite été développé dans une villa louée à Palo Alto par une bande d’étudiants travaillant nuit et jour sur ce qui allait devenir le plus grand réseau social au monde. De ce point de vue, David Kirkpatrick n’apporte pas de révélations fracassantes sur cette genèse. Par contre, on y découvre un Mark Zuckerberg très déterminé à garder une mainmise totale sur sa création. En dépit de son âge (tout juste 20 ans lorsque TheFacebook est mis en ligne), il a toujours eu une vision du service sur le long terme.
Une obsession : l'expérience utilisateur
Dès l’origine de Facebook, l’expérience utilisateur est l’obsession de Mark Zuckerberg. Une obsession qui va le mener à une situation totalement paradoxale. Pendant des années, il a ainsi volontairement freiné le développement de la base utilisateur du site. Au départ limité à Harvard, son accès est peu à peu étendu aux grandes universités américaines (dont la célèbre Ivy League), mais le succès est tel que cet élargissement doit être rapidement restreint et les accords distillés au compte-gouttes : chaque nouvelle université voit un afflux massif d’étudiants s'inscrire sur le réseau social… et saturer immédiatement les serveurs du site. L’équipe doit alors sillonner la Silicon Valley pour y trouver de nouvelles machines et accroître la puissance du service.
Cette incapacité à pouvoir satisfaire la demande va sans doute concourir au succès du réseau social puisqu’il fut, de facto, longtemps limité à une élite. Mark Zuckerberg a alors à l'esprit le succès et la chute de Friendster, un service de mise en contact lancé un an avant Facebook : les étudiants de Harvard s’étaient rués sur le site, dont les performances s'étaient immédiatement effondrées devant ce succès imprévu. Résultat : les utilisateurs s’étaient détournés du service aussi vite qu’ils y étaient venus, au profit, notamment, de Myspace.
Outre cette incessante course à la puissance, Mark Zuckerberg cultive un vrai souci de dépouillement pour son service. Pour maintenir des temps de réponse acceptables, il va longtemps limiter les nouvelles fonctionnalités du site, excluant tout gadget ou fonction non pertinente dans l’expérience utilisateur, publicité incluse ! Au grand désespoir de ses managers, il bridera très largement le développement commercial de Facebook, évitant de transformer le site en sapin de Noël façon Myspace.
Mark Zukerberg en costume et cravate (!), c'était lors du sommet du G8 de Deauville en 2008.
Ce dépouillement volontaire aurait pu coûter cher à Facebook. Sans le soutien d’Apple, qui fut le premier à lancer une fanpage sur Facebook, et surtout des capital-risqueurs qui ont accepté sa vision et accompagné le créateur d’entreprise, l’aventure aurait vite tourné court. Car les très faibles revenus générés par la vente d’espace ne pouvaient couvrir l’essor du site, freinant l'embauche de personnel, empêchant l'achat de précieux serveurs. De plus, la concurrence était vive : toutes les grandes universités américaines avaient des projets similaires sur leur campus, et Mark Zuckerberg a dû manœuvrer habilement pour les étouffer un à un.
Facebook a aussi été menacé à la fois par l’incroyable succès de Myspace et par Google. Peu avant que ne soit dévoilé TheFacebook, un étudiant (turc) de Stanford, Orkut Büyükkökten, crée… Orkut et, très vite, rejoint Google avec son projet. Plus riche fonctionnellement que TheFacebook, le site connaît alors un succès colossal au Brésil, tant et si bien que les Américains vont s'en détourner. En 2008, Google tire les conclusions qui s’imposent : le site est hébergé au Brésil, ou il domine encore Facebook, de même qu’en Inde.
Un objectif : rester le maître absolu
Mark Zukerberg rencontre Barack Obama lors du dîner des dirigeants du high-tech à la Maison Blanche, le 17 février 2011.
Toujours en quête de ressources financières pour développer son service, Mark Zuckerberg a dû jouer serré pour garder le contrôle sur sa création pendant les premières années. Il s’est attaché méthodiquement à mettre au point une structure de capital qui lui donne suffisamment de sièges au conseil d’administration pour exercer un pouvoir total. Le fonds Accel Partners a accepté de financer l’essor de Facebook alors que la jeunesse de l’entrepreneur aurait pu jouer contre lui. Cette volonté de maîtrise explique aussi pourquoi Facebook n'est toujours pas une entreprise cotée en Bourse, alors qu'elle est aujourd'hui valorisée entre 70 et 100 milliards de dollars !
A la lecture du livre, il est difficile de dire si Mark Zuckerberg est un machiavel à la Bill Gates ou Steve Jobs, mais il faut bien reconnaître qu’il a fait peu de cas des frèresWinklevoss, pour lesquels il travailla sur le projet HarvardConnection avant de créer TheFacebook. De même, Eduardo Saverin, l’étudiant brésilien compagnon des premiers jours, a été peu à peu mis sur la touche puis sacrifié sur l’autel des fonds, tout comme le flamboyant Sean Parker, (le créateur de Napster, campé par Justin Timberlake dans le film) a été contraint de laisser sa place à Jim Breyer, représentant du fond Accel Partners.
Le livre montre aussi un Mark Zuckerberg qui aime rencontrer les personnalités marquantes de la Silicon Valley, semant parfois la panique dans son management, celui-ci craignant à chaque fois une vente du site. Des propositions d’acquisition, Mark Zuckerberg en a eu un certain nombre. Mais il y a toujours résisté, poussé par sa volonté de garder un pouvoir absolu sur sa création. Une détermination qui, semble-t-il, n'a vacillé qu'une seule fois, lorsque Yahoo lui fit une offre d'un milliard de dollars. C’était en 2006 et, devant l’énormité de l’offre (Facebook n’était encore ouvert qu'aux étudiants), le jeune PDG va hésiter. Or, suite à de mauvais résultats trimestriels, Yahoo revoit son offre à la baisse, la ramenant à 850 millions de dollars. Zuckerberg y voit une excellente excuse pour décliner l’offre d'achat. Quelques semaines plus tard, Facebook ouvrait ses portes au grand public, avec le succès que l’on sait.
Pour ceux qui veulent se connecter à facebook sans que les autres sachent
de
ghgchng
, posté le 15 novembre 2011 à 13h25
Pour ceux qui veulent se connecter à facebook sans que les autres sachent:
https://plus.google.com/107455582775489352011
A partager dans les réseaux sociaux,les sites et les forums pour faire pression à facebook.
La page n'a pas pu être crée sur facebook:
https://sites.google.com/site/listedesproblemessurfacebook/
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erreur
de
elgrandeysuperbelrico
, posté le 16 novembre 2011 à 08h39
Ivy League est un groupe de huit universités, pas une célèbre université....
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