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La Chine salvatrice inquiète

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En pleine crise financière de la dette, l’Europe se tourne notamment vers la puissante Chine pour l’aider à sortir de son marasme économique. Mais en regardant à travers le prisme des télécoms, la Chine effraie. Huawei et ZTE, les deux plus gros équipementiers télécoms chinois, sont dans le collimateur des concurrents occidentaux (Alcatel-Lucent, Ericsson, Nokia, Siemens Networks…) et des autorités américaines. Selon eux, ces dragons détruiraient les emplois occidentaux du secteur.
Telles les mythologiques sirènes, Huawei et ZTE attireraient les clients grâce à leur outil de prédilection : les prix cassés. Ils seraient même susceptibles d’espionner ceux qui leur auraient accordé leur confiance… Certaines de ces raisons sont dignes d’un autre siècle. Car, malgré les multiples reproches, les faits sont là : Huawei est, depuis début 2011, le numéro deux mondial des équipementiers télécoms(1). Compte tenu de sa progression, il est fort à parier qu’il sera sacré numéro un en 2012. ZTE est entré cette année dans le top 5 des vendeurs mondiaux de terminaux mobiles(2).
Certes, hors de Chine, ces équipementiers sont surtout présents dans les pays en voie de développement, mais les sociétés et les opérateurs télécoms européens les voient aujourd’hui comme des alternatives à l’existant. En France, ils sont partenaires de nos opérateurs mobiles dans la construction de leurs réseaux et dans la fourniture de solutions de communication vidéo. La dynamique est identique dans de nombreux pays d’Europe de l’Ouest.
De plus, Huawei et ZTE réinvestissent leurs profits en développant leurs activités pour entreprise, comme Alcatel l’a fait à ses grandes heures. Ils défient Cisco. Admettez-le, certaines de leurs propositions de valeur sont équivalentes, voire meilleures que celles d’acteurs établis. Pour preuve, leurs succès grandissant à travers le monde et les technologies.
(1) Chiffres d’affaires audités par KPMG.
(2) IDC, octobre 2011.
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