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Le cloud, miroir aux alouettes

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Plus de la moitié des DSI dans le monde estiment que le cloud est le moyen qui va enfin leur permettre de passer directeur général. C’est une étude réalisée par l’éditeur CA qui le dit. Editeur qui, soit dit en passant, s’affiche désormais comme spécialiste des outils de migration du centre de données… vers le cloud. Son argument : avec l’informatique en nuage, il n’y a plus à mettre les mains dans le moteur pour que ça fonctionne. Et comme les hébergeurs sont des gens parfaitement compétents, l’application – commerciale, de facturation, d’abonnement, de paie, etc. – fonctionnera à la baguette.
Les utilisateurs seront aux anges, le nom du DSI sera loué et les actionnaires n’auront d’autre choix que de promouvoir cet esprit éclairé, locomotive de l’innovation s’il en est, aux plus hautes responsabilités. Souhaitons-lui bonne chance. Et du courage. Déjà, parce qu’il va devoir partir de loin. Pour l’instant, seuls 4 % des DSI parviennent à devenir PDG (contre 29 % des directeurs financiers). Ensuite, parce qu’avant de pavaner sur le cloud, il faut déjà parvenir à y entrer.
D’une part, les autres directions ont compris avant lui l’intérêt de passer aux applications en ligne. Sans rien y connaître en informatique, un DRH n’a qu’à souscrire un abonnement sur internet pour disposer d’un système d’information des ressources humaines parfaitement fonctionnel via son navigateur. En outrepassant l’autorité du DSI. Lui, qui aurait voulu que la DRH attende gentiment que toute l’informatique de l’entreprise soit homogénéisée pour le cloud, passe pour un conservateur ringard.
D’autre part, la transformation d’une salle des machines en un paradis virtuel hébergé sur le net demande des réflexions complexes et très coûteuses pour savoir que faire des techniques critiques en place. De quoi monopoliser les compé­tences d’un informaticien hors pair. Dès lors, l’entreprise préférera garder son roi de la manivelle à la technique.
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