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L'Amérique redoute que ses mobiles soient des robots espions chinois

Huawei et ZTE font face à un nouveau barrage économique du gouvernement américain au prétexte d’une possible cyber-insécurité.

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Le comité parlementaire américain House Intelligence vient d’ouvrir une enquête pour déterminer si les téléphones des fabricants chinois Huawei et ZTE recèlent ou non des logiciels susceptibles de remettre en question la sécurité des États-Unis. Ce comité soupçonne Pékin d’avoir intégré dans les mobiles chinois vendus aux USA des algorithmes militaires pour espionner, voire brouiller, les réseaux de télécommunication américains. « Le fait que notre propre infrastructure critique puisse être utilisée contre nous est une question très préoccupante », a ainsi déclaré le député républicain Mike Rogers dans un communiqué officiel.

Sous haute surveillance

Certes, il paraît peu probable que ZTE et Huawei aient réussi à infiltrer de tels codes sans qu’aucun expert ne s’en soit jusqu'ici rendu compte. Il serait aussi étonnant qu’ils aient ainsi pris le risque d’être bannis du lucratif marché américain. Il n'empêche, les deux constructeurs chinois ne cessent de voir le gouvernement américain leur mettre des bâtons dans les roues depuis le début de cette année.
Selon notre confrère Computer World, le département du commerce avait empêché en septembre dernier Huawei de participer à un appel d’offres public concernant la construction d’un réseau sans fil fédéral. Pour des « raisons de sécurité », avait alors précisé l’administration. En début d’année, on l’avait aussi empêché de racheter une startup californienne.

Un acharnement politique

Chez Huawei et ZTE, on se demande si ces barrages ne sont pas plus du fait d’un protectorat commercial que d’une réelle crainte sécuritaire. Les deux constructeurs ont ouvert en février dernier les portes de leurs laboratoires et de leurs logiciels au gouvernement américain. Celui-ci n’aurait pas encore saisi cette opportunité.
En ce qui le concerne, le député Mike Rogers est un mercenaire de l’insécurité nationale. Il est l’auteur d’une loi pour la production de vaccins contre les attaques à l’Antrax, d’un rapport sur les ambitions militaires du nucléaire iranien, d’une législation pour renforcer le contre-espionnage. Et même d’une proposition de loi qui consiste à ne pas donner aux présumés terroristes le droit de se taire lors d’un interrogatoire.
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