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Les start up françaises se sentent délaissées par les pouvoirs publics

Les jeunes entreprises innovantes n’ont toujours pas perçu les bénéfices des pôles de compétitivité et du grand emprunt. Elles souhaitent plus de mesures en faveur du capital-risque.

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La 11e édition du palmarès Fast 50 Deloitte des entreprises technologiques de croissance a été dévoilé cette semaine, en même temps qu’une étude sur les attentes des start up françaises. L’échantillon retenu était constitué des entreprises lauréates du Fast 50 entre 2006 à 2011. Une nouveauté qui s’explique en partie par le désir du cabinet d’audit que les besoins de ces jeunes pousses soient prises en compte dans les programmes des candidats à l’élection présidentielle.
Premier constat : le dispositif de pôles de compétence n’a pas encore convaincu. Si 39 % des start up interviewées par Deloitte sont adossées à l’un de ces pôles, seul un quart de ces dernières juge que cela contribue à leur succès. Le bilan du grand emprunt est également négatif, puisque, pour l'instant, seules 8 % des start up sondées en ont profité.
En revanche, le Crédit d'impôt recherche est apprécié à 90 % et le statut de JEI (Jeune Entreprise innovante), à 73 %. Deux mesures pourtant fortement remises en cause dans le cadre de la politique gouvernementale de réduction des niches fiscales et des dépenses.

Pas assez d'appui des grands groupes français

Parmi les différentes attentes de ces jeunes entreprises de croissance, citons le renforcement de la compétitivité du territoire français (91 %), la création de mesures incitant à investissement en capital-risque (88 %), une prise en compte des start up dans les appels à projet (76 %), la mise en place de cursus de formation adaptés à leurs métiers (74 %), ou encore un soutien financier direct des pouvoirs publics (72 %). 
Autre enseignement de cette étude : ces jeunes sociétés ne reçoivent aucun appui des grands groupes français. Contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays européens, elles sont 90 % à estimer que les grandes entreprises ne font rien en termes d’investissements et de commandes pour favoriser l’éclosion d’un écosystème vertueux.  
Malgré ce sentiment d’être ignorées par les pouvoirs publics et les grands groupes, les start up françaises restent optimistes. Elles sont 92 % à envisager des recrutements.
Le gagnant de l’édition 2001 du Fast 50 est BioAlliance Pharma, une entreprise de 64 personnes qui conçoit des traitements anticancéreux innovants, avec un taux de croissance de 4 800 % en cinq ans. La liste des 50 lauréats de cette année est consultable dans ce document PDF.
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