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Salon de la moto : L'Ek'O, un scooter ultra high-tech

Les ingénieurs de Citi Technologies présentent sur le salon de la moto un concept de scooter radicalement nouveau. Electrique, l'Ek'O est construit en matériaux recyclables.

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La maquette numérique de l'Ek'O.
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Si le salon de la moto reste le temple du gros cube et des motards passionnés, les scooters électriques y font une timide apparition cette année. Non loin de la piste d'essais dédiée à ces petites machines silencieuses, un étrange engin est présenté sur le stand de Citi Technologies. Son nom, l'Ek'O.
Probablement inconnue de la plupart des motards, cette entreprise d'ingénierie, basée à Bièvres, s'est fait un nom en bâtissant des usines clés en main à travers le monde. Devant la baisse de charge du secteur industriel en 2008-2009, ses ingénieurs se sont attelés à un projet innovant : réinventer le scooter.
« A la genèse du projet, l’Ek’O devait être le réceptacle de notre recherche sur les matériaux nouveaux, les structures avec une nouvelle chaîne de traction, explique Alain de Larminat, directeur recherche et innovation de Citi Technologies. On n’a pas créé l’Ek’O pour le commercialiser, nous le proposons aux industriels intéressés par l’ensemble ou par l’un de ses composants, afin qu'ils le commercialisent eux-mêmes. »

Une structure de coques remplace le cadre acier

Simulation numérique des contraintes exercées sur le bras oscillant du scooter.
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Première surprise lorsqu’on découvre l’Ek’O, sa structure. Elle n’est pas composée d’un cadre acier sur lequel sont fixés des éléments de carrosserie : le scooter se compose de deux coques composites, qui lui confèrent un faux air de jouet. « L’innovation majeure de l’Ek’O, c’est cette structure », argumente Alain de Larminat. Passer à une propulsion électrique présente l’avantage d’abaisser le niveau de vibration et de chaleur dégagé par le moteur. Résultat, on peut concevoir une structure plus légère. »
Tout l’enjeu du projet est alors de créer une structure légère dans un matériau nouveau, un composite, mais présentant des qualités mécaniques au moins équivalentes, si ce n’est supérieures à celle d’un cadre acier traditionnel. Le scooter a été conçu sur Catia V5 de Dassault Systèmes, et les ingénieurs de Citi Technologies ont eu largement recours à la simulation numérique, pour s’assurer des qualités de leur structure. Autre pièce réalisée en composite, la fourche, un vrai défi technologique. Pour la motorisation, ils se sont appuyés sur un moteur-roue fourni par Phenix International, et sur les batteries de Valence (que l’on retrouve notamment sur le Segway).

Un biocomposite à base de… lin et de bois

Le démonstrateur Ek'O, actuellement présenté sur le Salon de la Moto.
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Afin de rendre son scooter recyclable, Citi Technologies a choisi un matériau novateur pour les coques de l’Ek’O, un biocomposite dans lequel on retrouve des fibres de lin et de tanins de bois, mis au point avec l’aide des travaux de l’institut allemand Fraunhofer, de la Cranfield University et de l’Enstib, l’Institut du bois d’Epinal. Le but étant de choisir un matériau recyclable mais résistant au crash test. La structure ainsi mise au point permet une réduction de 50 à 20 pièces de structure et d’habillage du scooter, et une diminution de 20 % de son poids.
Pour l’instant démonstrateur, l’Ek’O pèse 173 kg dont 75 kg de batterie. Avec son moteur de 11 kW (couple de 85 Nm), il peut atteindre 110 km/h de vitesse maximale pour une autonomie de 100 km. Une charge à 80 % est atteinte en deux heures, une charge complète en six heures trente. Il faudra toutefois attendre 2012 pour essayer un prototype roulant, et valider sur route les qualités dynamiques de son châssis révolutionnaire.
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