Honda Manufacturing virtualise ses serveurs pour réduire les coûts
La consolidation des serveurs du fabricant permet d'en simplifier l'administration et de mieux exploiter la puissance des machines.
Honda FranceManufacturing
Activité : fabrication de moteurs, motoculteurs et tondeuses
CA 2010 : 92 M€
Effectifs : 144 personnes
Siège : Ormes (45)
Le projet
Problème à résoudre : consolidation des serveurs sur une architecture unique, virtualisée
Solutions déployés : 4 baies de stockage EMC CLARiiON CX4-120, hyperviseur VMware ESX 3.5, solution de sauvegarde EMC Avamar 4.1
La chasse aux coûts est devenue la règle dans l’industrie et l’informatique n’échappe pas à cette règle. Honda France Manufacturing, qui assemble 200 000 produits par an (des tondeuses à gazon, des motoculteurs, des moteurs, etc.), a décidé de centraliser l’ensemble des serveurs exploités sur ses sites industriels. Forte d’une longue expérience en la matière initiée en 2004, l’entreprise choisit la voie de la consolidation des serveurs dans un environnement virtualisé. « Nous avons lancé ce mouvement pour faire face à l’arrivée de nouvelles applications », explique Benoit Perrussel, administrateur informatique et réseaux d’Honda France Manufacturing.
Les premiers déploiements de serveurs virtuels avaient été réalisés à l’aide de l’hyperviseur ESX 2.5 de VMware sur les baies HP EVA4000 alors en place. En 2007, à l’occasion de la fin du contrat de support et de financement de ces baies de stockage, Benoit Perrussel décide de rénover l’architecture technique. Il passe à la version 3.5 d’ESX et opte pour deux baies EMC CLARiiON CX4-120, des baies beaucoup plus puissantes (6 To de capacité) qui vont lui permettre de transférer peu à peu l’ensemble des serveurs de la société.
Même les applications critiques sont virtualisées
Benoit Perrussel, administrateur informatique et réseaux d’Honda France Manufacturing
Aujourd’hui, absolument tous les serveurs de l’industriel ont été virtualisés sur cette plate-forme, soit environ une quarantaine de machines virtuelles en production. Toutes les briques d’infrastructure (serveurs DHCP, serveurs d’annuaire, serveurs de fichier) sont virtualisés mais aussi toutes les applications de l’industriel : la plate-forme Cognos pour le volet décisionnel et la planification d’activité, la messagerie Microsoft Exchange, l’application de gestion de la paye CCMX, la gestion des immobilisations Sage et la gestion des temps Horoquartz.
Autre système virtualisé, critique s’il en est dans l’activité d’une usine de production : la gestion de la production (GPAO). L’activité d’Honda France Manufacturing s’appuie sur un développement interne, une application sur-mesure bâtie au moyen de l’atelier de développement Magic Software. L’application met en œuvre une base de données Oracle 9i. « La migration de l’application a été réalisée sans casse dans l’environnement virtualisé. Bien au contraire, notre chef de projet a noté une amélioration très significative de ses performances. » L’application bénéficie en effet à plein des serveurs beaucoup plus performants déployés sur la plate-forme virtuelle.
Priorité à la sécurisation de la plate-forme
La criticité de la plate-forme a imposé la mise en place d’une architecture redondante : deux nouvelles baies ont été installées dans une autre salle machine, à 150 mètres de la première. Les quatre nœuds ESX de l’architecture sont reliés de manière synchrone par fibre optique. Autre volet visant à sécuriser les applications : la sauvegarde des données. Benoit Perrussel a fait le choix de déployer la solution Avamar d’EMC : « L’outil s’adapte particulièrement bien aux environnements virtuels. On installe un simple agent sur chaque machine virtuelle et la solution réalise le backup et la déduplication au niveau du fichier. »
La solution précédente nécessitait une douzaine d’heure pour réaliser la sauvegarde du seul serveur de fichiers. Ce délai a été réduit à une heure seulement. Cette amélioration spectaculaire des performances a permis d’élargir la couverture des sauvegardes à l’ensemble des machines virtuelles et donc des applications de l’entreprise.
Au chapitre des bénéfices, une question se pose : l’architecture déployée, performante et redondée, est-elle réellement moins couteuse qu’une approche traditionnelle ? « Je n’ai pas réalisé un calcul de retour sur investissement proprement dit, mais une chose est sûre : si nous étions resté en architecture purement physique, nous n’aurions certainement pas réussi à gérer tous ces serveurs sans réaliser d’embauche. » Pour l’heure, Benoit Perrussel est seul pour administrer l’ensemble des machines virtuelle de l’industriel.

Avis sur «Honda Manufacturing virtualise ses serveurs pour réduire les coûts»
Obsolète
de
Blog y Boulga
, posté le 12 janvier 2012 à 14h04
ESX 3.5 ???? génération n-2 ! C'est des rapides chez Hondaaaa
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