L'enjeu de la mobilité pro-perso met les DSI sous pression
Face à l'usage professionnel de mobiles personnels, les DSI sont 18 % à prévoir d'intégrer ces flottes de terminaux, selon une étude d'IDC France.
L'utilisation à des fins professionnelles de teminaux mobiles personnels (smartphones, tablettes tactiles, etc...) bouleverse profondément les us et coutumes des salariés et... des DSI, dépositaires de la cohérence du système d'information de leur entreprise. Selon une enquête d'IDC France réalisée auprès de 100 DSI et de 200 salariés dotés de mobiles, il y a aurait même un hiatus patent à ce sujet entre ces deux catégories de population. Interrogés, ces salariés mobiles avouent utiliser de façon mixte, professionnelle et personnelle, leur tablette (à hauteur de 45 %) et leur smartphone (67 %). Le temps d'utilisation mixte de ces mêmes terminaux varie de 27 à 29 %.
Plus significatif : ils sont 73 % à utiliser leur mobile dans un cadre professionnel sans accord préalable de la DSI. A l'inverse, les DSI interrogés sont 76 % à constater une utilisation nulle (32 %) ou marginale (44 %) à des fins professionnelles, des terminaux personnels des salariés, contre 21 % qui constatent que cette utilisation est de plus en plus fréquente.
Plus significatif : ils sont 73 % à utiliser leur mobile dans un cadre professionnel sans accord préalable de la DSI. A l'inverse, les DSI interrogés sont 76 % à constater une utilisation nulle (32 %) ou marginale (44 %) à des fins professionnelles, des terminaux personnels des salariés, contre 21 % qui constatent que cette utilisation est de plus en plus fréquente.
Plutôt ouvrir l'accès aux courriels et à l'agenda qu'aux applications métier
Au cas où cette tendance se généraliserait, un peu plus d'un tiers (34 %) des DSI questionnés afficheraient leur refus d'intégrer les environnements personnels au système d'information de leur entreprise. Ils seraient 49 % à tolérer ces usages mixtes pro-perso, en les acccompagnant d'une charte et de règles d'utlisation, et encore seulement 18 % à vouloir intégrer ces mobiles personnels au système d'information. Dans ce cas, les applications de l'entreprise qui seraient accessibles à ces terminaux seraient le courriel et l'agenda, plutôt que l'accès aux applications métier ou de gestion, jugées plus sensibles par les DSI, dans un cadre d'utilisation hybride (pro-perso) de mobiles.
La réticence des DSI vis-à-vis de l'accès et de l'intégration des tablettes et des smartphones personnels au système d'information de l'entreprise est justifié par l'adaptation des applications existantes à des nouveaux systèmes d'exploitation (68 %) et les coûts associés au développement de nouvelles applications (66 %), le risque de pertes de données n'arrivant qu'en cinquième position (59 %). « Face au défi représenté par l'intégration au système d'information des mobiles personnels, les DSI ne peuvent que choisir entre subir une tendance qui risque de s'imposer à eux, ou agir en devenant les moteurs du changement », explique Nathalie Feeney, analyste chez IDC France et auteure de l'étude.
Lien vers l'étude
de
Renaudraffaelli
, posté le 08 décembre 2011 à 15h57
Le lien vers l'étude IDC / IBM
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