La folle semaine numérique de Nicolas Sarkozy
Inauguration des locaux parisiens de Google, Web’11 party à l'Elysée... Les TIC, axe majeur de la campagne du futur candidat Nicolas Sarkozy ?
Alors que les candidats déclarés à la présidentielle sont pour l’instant extrêmement silencieux sur le thème du numérique, Nicolas Sarkozy, lui, s’engouffre dans la brèche. Dans le cadre des Journées du numérique que le CNNum (Conseil national du numérique) a été chargé d’organiser, il a assisté le 6 décembre à l’inauguration à Paris, du nouveau siège de Google pour l'Europe du Sud, de l'Est, le Moyen-Orient et l'Afrique. Un symbole fort, quand on se souvient du différend qui opposait l’an dernier l’Etat français et le géant californien de l’internet au sujet de la fiscalité des acteurs du web hébergés dans des pays européens disposant d'un niveau faible de taxation, comme l’Irlande ou le Luxembourg.
Une visite chez Google, « c'est du lourd »
Après avoir longuement visité, en compagnie du PDG de Google, Eric Schmidt, et des ministres Eric Besson et Frédéric Mitterrand, ce nouveau siège de 10 000 mètres carrés baptisé Googleplex, où travailleront à terme 500 personnes (350 aujourd’hui), Nicolas Sarkozy s’est ensuite prêté pendant presque une heure au jeu des questions-réponses avec des salariés de l’entreprise, souvent très jeunes.
Précisant en préambule que sa visite chez Google, « c’était du lourd », le président de la République a justifié sa présence chez l’Américain en arguant du nombre d’emplois créés. « Eric Schmidt avait une vision de la France culturelle, avec un certain potentiel de clients. Il n’associait pas notre pays aux verbes entreprendre, développer, créer. Il a fallu le convaincre. En outre, pour moi, une entreprise mondiale comme Google doit être présente partout et c’est important de montrer notre intérêt d’avoir de tels acteurs sur notre territoire. »
Nicolas Sarkozy a aussi saisi l’opportunité de cette visite pour développer sa vision numérique pour la France. Après avoir vanté les atouts de l’Hexagone dans ce domaine, Il a particulièrement insisté sur sa volonté de poursuivre la transformation « du plateau de Saclay en Silicon Valley à la française » et de réformer le système éducatif français grâce aux nouvelles technologies. Il a précisé qu’il allait déverrouiller le statut de Jeune entreprise innovante (JEI). Saluant « l’état d’esprit du web », le président a poursuivi en expliquant que le web changeait notre rapport à l’information, aujourd’hui mondiale, instantanée, et que même pour lui, cela influait sur son métier de chef d’Etat. Militant pour un Conseil national du numérique européen, voire mondial, il a conclu en faisant le vœu que « cette inauguration soit la première d'une longue série ».
Une web party à l'Elysée
Second point d’orgue de cette opération séduction en direction des acteurs du web, une réception le mercredi 7 décembre à l’Elysée à l’occasion du Web’11 qui se déroulera à la Plaine-Saint-Denis du 7 au 9 décembre. Parmi les 3 000 à 4 000 participants attendus à cette grand-messe des start up organisée par Loïc et Geraldine Lemeur, quelques centaines de VIP de l’écosystème mondial de l’internet seront ainsi reçus en grande pompe. Devraient s’y retrouver, entre autres, les dirigeants de Facebook, Spotitfy, Foursquare, Twitter ou Linkedin.
Une nouvelle occasion pour Nicolas Sarkozy de se réconcilier avec une industrie du web qui a été, majoritairement, refroidie par le débat français sur Hadopi et les droits d’auteurs sur internet.
Entre le discours très ambitieux de François Fillon la semaine dernière aux Assises du numérique, où le Premier Ministre a présenté « le numérique comme une révolution humaine, sociale et démocratique », le rétablissement partiel vendredi dernier par l’Assemblée nationale du statut du JEI, ou l’ouverture en début de cette semaine du portail Opendata, le gouvernement multiplie les initiatives et les appels du pied à destination du monde de l’internet. L’opportunité aussi pour Nicolas Sarkozy de revendiquer un bilan numérique positif à quelques mois de la future élection présidentielle.
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bla bla electoral
de
ex_altran
, posté le 07 décembre 2011 à 08h29
On deroule le tapis rouge a Google alors qu il y a peu on voulait les taxer et leur interdire de numeriser nos livres...
Ca sent la recup a 5 mois des elections
Le probleme c est que nos politiciens (et pas que NS, Flamby aussi)voient internet soit
1) comme une saloperie (dixit le mitterrando-sarkozyste segela) qui peut leur pourrir un plan com bien huilé.
2) comme une immense zone commerciale. Un minitel 2.0 en fait
Ils oublient completement qu internet se sont des gens qui ne sont pas uniquement des consommateurs mais aussi des producteurs de contenu et qui ne sont pas la que pour faire de l argent (cf les mouvements open source ou meme le controverse P2P (on met a disposition que ce qu on aime.)
Internet est fondamentalement un systeme non hierarchique et incontrolable. Dommage pour l "internet civilisé" de notre président
C est sur qu il est dur pour un policien habitué a la deference de nous journaliste de se trouver soudain confronté a des ecrits de gens sur lesquel il n a aucune prise. Avant internet, il suffisait de les ignorer. Maintenant ils ont un poids critique suffisant pour changer le cours d une election (cf referendum sur la constitution europeenne)
Ca sent la recup a 5 mois des elections
Le probleme c est que nos politiciens (et pas que NS, Flamby aussi)voient internet soit
1) comme une saloperie (dixit le mitterrando-sarkozyste segela) qui peut leur pourrir un plan com bien huilé.
2) comme une immense zone commerciale. Un minitel 2.0 en fait
Ils oublient completement qu internet se sont des gens qui ne sont pas uniquement des consommateurs mais aussi des producteurs de contenu et qui ne sont pas la que pour faire de l argent (cf les mouvements open source ou meme le controverse P2P (on met a disposition que ce qu on aime.)
Internet est fondamentalement un systeme non hierarchique et incontrolable. Dommage pour l "internet civilisé" de notre président
C est sur qu il est dur pour un policien habitué a la deference de nous journaliste de se trouver soudain confronté a des ecrits de gens sur lesquel il n a aucune prise. Avant internet, il suffisait de les ignorer. Maintenant ils ont un poids critique suffisant pour changer le cours d une election (cf referendum sur la constitution europeenne)
les faits
de
cdg67
, posté le 07 décembre 2011 à 08h38
les faits c est
- HADOPI, LOPSI pour censurer internet
- des taxes sur les fournisseurs d acces internet pour remplir des caisses vidées par des mesures aussi necessaires que la baisse de TVA pour les restaurateurs
Il n y a rien a attendre d un homme qui voit internet comme un danger a eliminer et qui est elu par les +60 ans
- HADOPI, LOPSI pour censurer internet
- des taxes sur les fournisseurs d acces internet pour remplir des caisses vidées par des mesures aussi necessaires que la baisse de TVA pour les restaurateurs
Il n y a rien a attendre d un homme qui voit internet comme un danger a eliminer et qui est elu par les +60 ans
A mourir de rire
de
TICCC
, posté le 18 décembre 2011 à 14h36
Cette personne âgée pour rester poli ne comprend rien aux technologies qui animent le web et il se permet d'en faire une conférence avec le géant mondial du web.
C'est à mourir de rire.
C'est à mourir de rire.
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