Fin de l’entreprise 2.0 : compte à rebours enclenché ?
Deux textes ont été publiés ces derniers jours sur la fin de l'entreprise 2.0, fin qui semble à la fois imminente et souhaitée. Ces articles ont rapidement suscité de nombreux commentaires et réactions En quelques jours, plusieurs articles ont fait leur apparition : ceux de Corinne Dangas, de Damien Jolliot, d'Axyome 2.0 ou encore de Claude Super. En d'autres termes, le sujet fait débat ! Alors, un épiphénomène ou pas ?
Le débat est lancé
Tout commence avec un premier texte, de Frédéric Poulet, qui met le feu aux poudres. Rédigé en introduction d'un futur débat sur la chaîne collaborative TechTocTV, il y annonce la fin possible d'un cycle (« Il y a un certain essoufflement, voire un essoufflement certain… »). Et, non sans ironie, il évoque l'arrivée de l'entreprise 3.0. Au final, il parle surtout de la nécessité de faire un petit bilan de l'entreprise 2.0 pour continuer à avancer.
Le second texte (qui emboîte le pas au premier) est de Frédéric Bascunana. Ce dernier y déconstruit l'entreprise 2.0, en explique les défauts et les faux-semblants. L'article est incisif et son auteur ne mâche pas ses mots.
Pourquoi ici et maintenant ?
Ces deux textes m’ont, j'avoue, un peu décontenancée. Pourquoi arrivent-ils tous les deux précisément maintenant et pourquoi sur le site web TechTocTV ?
Depuis 2006, le concept d''entreprise 2.0 d'Andrew MacAfee s'est largement propagé. On peut remercier au passage les différents évangélisateurs. Et pourtant, aujourd'hui, certains d'entre eux « en reviennent » (et ils sont aussi, pour certains, sérieusement critiqués). Le besoin de réaliser un bilan et de voir la réalité en face semble bien réel, car l'entreprise 2.0 n'a pas tenu toutes ses promesses et les exemples de réussite ne sont pas si nombreux. Et s’il est indéniable que l'entreprise 2.0 a fait des émules et a généré une grande vague de changements dans les entreprises, on peut se demander si, au fond, l'entreprise 2.0 existe réellement.
Mais cette question en amène, du coup, une autre : est-il vraiment nécessaire de mettre à la poubelle un concept qui a permis de faire évoluer des mentalités, et à défaut de faire un peu bouger les choses même si tout n'est pas parfait ?
Une nouvelle mode ?
Parmi les réactions que j'ai parcourues, beaucoup sont pertinentes. Mais il y en a une qui a retenu mon attention et qui me plaît beaucoup. Il s'agit de celle de Vincent Berthelot, sur Twitter (voir-ci-contre). Une belle conclusion.
Emilie Ogez
Emilie Ogez est responsable marketing & communication chez XWiki SAS et consultante en stratégies médias sociaux et Community Manager dans le cadre de sa société eolina. A ce titre elle accompagne les entreprises qui souhaitent promouvoir et développer leurs activités grâce aux médias sociaux. Elle est également formatrice, blogueuse, organisatrice d’événements et auteure. Elle a participé à des publications comme le livre blanc Entreprise 2.0 et en a encadrés quelques autres.
Buzzer, buzzer, il en restera toujours quelques chose !
de
Claude Super
, posté le 14 décembre 2011 à 12h25
Bonjour,
Etant cité dans ce billet, je voudrais simplement rappeler que @eogez pratique un raccourci qui me gène un tout petit peu.
On comprend qu'elle le fasse pour donner un peu de punch (buzz) à son billet, mais en ce qui me concerne (et d'autres), il ne s'agit pas de jeter un modèle à la poubell,e mais bien plus de le "challenger" pour l'améliorer et le rendre plus efficace et ce en dehors des "buzzword" dont on sait tous combien ils sont réducteurs (n'est-ce pas @vinceberthelot) !
Pour ma part, je préfère utiliser l'expression "entreprise de demain" !
Merci
Etant cité dans ce billet, je voudrais simplement rappeler que @eogez pratique un raccourci qui me gène un tout petit peu.
On comprend qu'elle le fasse pour donner un peu de punch (buzz) à son billet, mais en ce qui me concerne (et d'autres), il ne s'agit pas de jeter un modèle à la poubell,e mais bien plus de le "challenger" pour l'améliorer et le rendre plus efficace et ce en dehors des "buzzword" dont on sait tous combien ils sont réducteurs (n'est-ce pas @vinceberthelot) !
Pour ma part, je préfère utiliser l'expression "entreprise de demain" !
Merci
Nous sommes d'accord
de
eogez
, posté le 15 décembre 2011 à 06h15
Bonjour Claude et merci pour votre message. Nous sommes d'accord en fait. :) Ce sont probablement les questions qui vous laissent penser le contraire. En outre, je pense qu'il faut distinguer le concept du modèle/de l'approche.
Citation
de
eogez
, posté le 15 décembre 2011 à 06h18
La phrase d'Antony Poncier (dans son dernier article) résume bien ma position : "Cela ne veut pas dire que qu’il n’y a rien à critiquer, mais jeter le bébé avec l’eau du bain me semble excessif."
Consensus
de
Claude Super
, posté le 16 décembre 2011 à 07h47
Oui, nous sommes d'accord et c'est une bonne nouvelle (pas que pour nous!).
On commence effectiveement à entendre parler entreprise 30. (semantic social business) en étroite relation avec les technologies disponibles ou presque.
Mais, ceci n'est rien par rapport à l'évolution des rapports de force, de pouvoir, de participation dans l'entreprise et son ecosystème, et c'est bien cette mutation qui nous intéresse !
Merci et bonnes fêtes.
Cordialement
Claude
On commence effectiveement à entendre parler entreprise 30. (semantic social business) en étroite relation avec les technologies disponibles ou presque.
Mais, ceci n'est rien par rapport à l'évolution des rapports de force, de pouvoir, de participation dans l'entreprise et son ecosystème, et c'est bien cette mutation qui nous intéresse !
Merci et bonnes fêtes.
Cordialement
Claude
Les entreprises sont encore en 1.1
de
CharlesBrebant
, posté le 05 janvier 2012 à 01h13
Je suis d'accord avec @babaya59 sur la confiance qui n'a pas besoin d'outil pour exister. Je serais curieux de connaitre le nom des entreprises qui auraient franchi le cap du 1.5. A mon avis il n'y en a aucune et peut être justement parce qu'à force de répéter que l'entreprise 2.0 n'est pas une histoire d'outil, la part de l'outil a été trop minimisée. Les outils sont un préalable, ils doivent être limpides, fluides et transparents. Force est de constater que même Internet ne dispose pas encore de telle solutions. Les entreprises qui ont bricolées du RSE ont rajoutés une brique dans leur SI qui peine à s'intégrer avec le reste pour vraiment dégager de la productivité dans les tâches exécutées quotidiennement pour les collaborateurs. Le gain perçu n’est pas suffisamment significatif.
La plus belle leçon à retenir étant que la technique évolue bien plus vite que les mentalités, Il y a donc urgence d’initier ce changement de mentalités rapidement.
Les modes de travails proposés par l’entreprise sont en décalage avec les attentes des générations montantes.
Avant de penser le 3.0, réalisons déjà l’Entreprise 1.5.
La plus belle leçon à retenir étant que la technique évolue bien plus vite que les mentalités, Il y a donc urgence d’initier ce changement de mentalités rapidement.
Les modes de travails proposés par l’entreprise sont en décalage avec les attentes des générations montantes.
Avant de penser le 3.0, réalisons déjà l’Entreprise 1.5.
Et maintenant que vais je faire?
de
@babaya59
, posté le 26 décembre 2011 à 16h50
Et nous voila repartis pour parler du présent en interrogeant le futur. Avant de parler de la future entreprise intéressons nous au présent éclairé par le passé, l'histoire, le vécu, le réel, la mesure.
Ce qui manque à nos entreprises c'est simplement de la confiance réciproque, pas des outils. Et la confiance c'est comme un compte en banque cela se mesure et se démontre par des actes, des conventions co produites par les intéressés d'abord et pas par des logiciels 2.0 ou X.0
Et n'oublions pas qu'on bon patron comme un bon manager cela saute aux yeux comme le nez en plein milieu de la figure.
Si en plus un outil fait polliniser la confiance alors "why not";
Ce qui manque à nos entreprises c'est simplement de la confiance réciproque, pas des outils. Et la confiance c'est comme un compte en banque cela se mesure et se démontre par des actes, des conventions co produites par les intéressés d'abord et pas par des logiciels 2.0 ou X.0
Et n'oublions pas qu'on bon patron comme un bon manager cela saute aux yeux comme le nez en plein milieu de la figure.
Si en plus un outil fait polliniser la confiance alors "why not";
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