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Le libre, grand absent du cloud

« Depuis cinq ans, la FSF dénigre toute nouvelle technologie »

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Mais où est donc passée la Free Software Foundation (FSF) ? Hier, les défenseurs du logiciel libre incarnaient une autorité forte. Leur licence GPL, véritable texte de loi constitutionnel pour l’industrie du web, avait barré la route aux vieux monopoles technologiques pour laisser fleurir pléthore de nouveaux éditeurs, d’hébergeurs, de services et de standards. La FSF, avec ses airs de vilipender tous ceux qui monétisaient leurs portefeuilles technologiques, créait les plus grandes richesses. Il fallait en être. Google n’aurait jamais existé sans elle. Les géants historiques, Sun, IBM la consultaient pour lancer leurs produits. Mais voilà. Aujourd’hui, alors que l’on passe du web au cloud, on ne l’entend plus. La Free Software Foundation existe toujours. Mais ses partenaires d’hier se sont détournés d’elle. Il faut dire qu’avant d’avoir l’occasion de légiférer sur le cloud, sa majesté FSF a cru bon d’entretenir son pouvoir en faisant des caprices. Du moins son leader charismatique, Richard Stallman. Depuis cinq ans, il dénigre toute nouvelle technologie – cloud, e-books, smartphones –, sans pour autant proposer de les améliorer. Il décide d’imposer une nouvelle licence GPL v. 3 pour l’utilisation de Linux. Mais les créateurs du système d’exploitation n’ont rien demandé et conservent la version 2. Il boycotte des salons parce que le vocabulaire n’est pas politiquement correct. Alors on travaille sans lui. Problème, plus personne n’est là pour empêcher les VMware, Microsoft et CA de noyauter les offres avec des technologies hors de prix et contraignantes. Pire, propriétaires. Sans FSF pour taper du poing sur la table, nous allons droit vers des clouds incompatibles entre eux, vers des entreprises clientes qui seront pieds et poings liés à des opérateurs, et dont les tarifs seront de moins en moins attractifs au fil des ans.
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