Les quatre opérateurs 3G candidats aux fréquences 4G « en or »
Les quatre opérateurs 3G – Orange, SFR, Bouygues Telecom, Free Mobile - sont candidats au deuxième lot de fréquences 4G, dans la bande 800 MHz.
01net.
le 15/12/11 à 13h16
Après l’attribution de fréquences dans les bandes 2,6 GHz aux quatre opérateurs 3G existants, les quatre mêmes acteurs sont candidats aux fréquences 800 Mhz, issues de l'extinction de la télévision analogique. Bouygues Telecom, Free Fréquences (détenue à 95 % par Iliad et à 5 % par Free Mobile), Orange France et SFR (filiale de Vivendi) ont déposé un dossier à l'Arcep. Le régulateur, qui va procéder à l'examen de ces dossiers, annoncera les résultats de la procédure d'attribution dans les prochaines semaines.
Ces fréquences – dites en or vu leur rareté et la qualité de leurs propriétés de propagation, notamment à l'intérieur des bâtiments – sont proposées à des prix de réserve (mise minimale) de 300, 400 et 800 millions d’euros, selon les quatre blocs proposés. Elles se distinguent aussi par la fixation d'objectifs de couverture par départements, de 90 % de la population au minimum, les opérateurs pouvant s’engager à aller jusqu’à 95 %, ce qui sera particulièrement contraignants pour les opérateurs attributaires. Les zones rurales les moins denses devront aussi être couvertes en priorité.
Il n'y aura pas forcément quatre opérateurs bénéficiaires
Enfin, contrairement aux licences 2,6 GHz déjà attribuées, les quatre blocs de fréquences 800 MHz mises aux enchères pourront être attribués à moins de quatre opérateurs (trois, voire deux, bénéficiaires). Dans ce cas, l'opérateur qui, par le jeu des enchères, aurait cumulé deux blocs devrait fournir une prestation d'itinérance aux opérateurs candidats n'ayant pas pu acquérir ces fréquences.
Lors du premier tour d'attribution des fréquences 4G, Orange et Free Mobile, s'étant montrés les plus généreux en déboursant respectivement 287 et 271 millions d'euros, avaient été les mieux servis. On peut penser notamment que SFR, qui n'avait mis sur la table que 150 millions d'euros pour décrocher un bloc de 15 MHz dans la bande 2,6 Ghz, misera gros sur les fréquences 800 MHz pour rafler éventuellement deux blocs.
Des risques de brouillage avec la TNT ?
Il existe des risques de brouillage entre le haut de la bande des 700 MHz, utilisée pour l’audiovisuel, et le bas de la bande des 800 MHz, attribuée à la téléphonie mobile. Le président de l'Arcep, Jean-Ludovic Silicani, intervenant au Sénat il y a quelques semaines, a déclaré : « Selon le bilan d’une expérimentation récemment menée à Laval, le taux de plaintes des téléspectateurs s’élève à 2 pour 1 000, dont 40 % seraient imputables à la bande 4G, soit un taux très faible de 8 pour 10 000. Le problème vient le plus souvent des amplificateurs posés par les antennistes dans les immeubles collectifs, et se règle facilement en installant un filtre qui coûte une vingtaine d’euros.Toutefois, d’autres expérimentations pourraient être menées après l’attribution des licences. »