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[Best of blogs 2011] De Gaulle 2.0 / Les lois du 9-11 dix ans après / Amesys, une affaire d’Etat ? / MyData

Petit florilège des billets qui ont marqué l’année 2011. Au programme aujourd’hui : la France aurait besoin d'un De Gaulle 2.0, les lois antiterroristes dix ans après le 11 septembre, l’affaire Amesys/Bull et le MyData.

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La France aurait besoin d'un De Gaulle 2.0

crédit : Cezary p
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Pourquoi la France n’a toujours pas la fibre (optique) chevillée au corps ? « Ces commissions Théodule, ces opérations tests, ces investissements d'avenir font perdre à la Nation un temps fou ! », s’énerve Jean-Michel Billaut. En rappelant l’historique de la libéralisation du secteur des télécoms et les erreurs commises par l’opérateur historique, il en déduit que « le problème dans cette affaire n'est pas l'avenir de France Telecom, mais l'avenir de la France. » Un avenir qui ne peut passer que sur des réseaux de télécommunications à très haut débit. Internet et le 2.0 sont aussi, selon lui, « les seuls moyens pour garder notre AAA sur le long terme... Sans remettre en cause le service public à la Française. » En ce période de précampagne présidentielle, l’auteur rêve d’un De Gaulle 2.0 à forte poigne et doté d’une vision du futur. « Mais est-il est déjà né ? »

Une analyse de Jean-Michel Billaut, fondateur de l’Atelier BNP Paribas

Dix ans après le 11 septembre, à quoi ont servi les lois antiterroristes ?

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Elaboré dès le 12 septembre 2001, le Patriot Act a été présenté comme une loi d'exception - dont certaine dispositions ne devaient être que temporaires - afin de se doter d’outils appropriés pour déceler et contrer le terrorisme. Mais son champ s’est rapidement étendu à la surveillance des "Américains ordinaires". Reconduit en 2005 et en mai 2011, Patriot Act confère notamment au FBI la possibilité de demander aux fournisseurs d'accès et opérateurs d’intercepter des courriers électroniques ou de placer sous écoute des communications téléphoniques, et ce, sans aucun contrôle judiciaire. Mais il ne s’agit pas d’un cas isolé. Plus de 70 lois antiterroristes dans le monde ont été adoptées après le 9/11, dont quatre en France. La France, par ailleurs, championne d'Europe de la surveillance des télécommunications.

Un point de vue de Jean-Marc Manach, auteur de « La vie privée, un problème de vieux cons ? »

Amesys/Bull: un parfum d’affaire d’État

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L'affaire Amesys, du nom de cette filiale de Bull qui a vendu à la Libye Eagle, un “système d’interception électronique permettant à un gouvernement de contrôler toutes les communications (internet) qu’elles entrent ou sortent du pays“ soulève de nombreuses questions. Quelle a été l'implication des autorités françaises ? Si l’auteur comprend que l'Elysée, ou le ministère de la Défense, soient amenés à valider un tel contrat, il s’étonne que les noms de Claude Guéant, alors ministère de l’Intérieur, et de l’intermédiaire libanais Ziad Takkiedine soient cités dans la presse. En revanche, la Commission chargée d’examiner les demandes d’exportation de matériels de guerre n’aurait pas été saisie. Pour autant, les technologies de surveillance sont-elles des armes ? Dernière question : que va devenir Bull passé sous le contrôle de Crescendo Industries, la holding qui possède Amesys ?

Un point de vue de Jean-Marc Manach, auteur de «La vie privée, un problème de vieux cons »

Consommateurs de tous les pays, récupérez vos données !

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L’auteur salue une initiative du gouvernement britannique. Baptisée MyData, l’opération vise à restituer au consommateur les données glanées sur son compte sur la Toile. Plus de vingt grandes entreprises dont MasterCard, HSBC ou Google se sont engagées à partager avec leurs clients les données qu’elles possèdent sur eux. Ces données seront fournies de manière réutilisable et portable, comme dans le cas des “open data” publiques. Le programme prévoit d’encourager l’émergence d’applications destinées à permettre aux particuliers de tirer bénéfice de leurs propres données. Ils pourront, par exemple, analyser la composition de leur budget, comparer plusieurs forfaits ou réunir des consommateurs aux besoins similaires. De la gestion de la relation client (CRM), on passe à la gestion de la relation commerçant (VRM ou Vendor relationship management).

Un billet de Daniel Kaplan, délégué général de la Fing

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