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Dassault Systèmes se retire d’Andromède, le cloud à la française

En désaccord profond avec Orange sur la gouvernance du projet, l’éditeur a décidé de jeter l’éponge. L’avenir du cloud souverain s’assombrit.

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Et patatras. Selon La Tribune, l’éditeur Dassault Systèmes vient d’annoncer son retrait d’Andromède, le cloud computing à la française. Initié en septembre 2011 sous l’égide de l’Etat, ce projet a réuni trois industriels (Orange, Dassault et Thalès) avec l’objectif de créer une plateforme cloud souveraine et indépendante.  A ce titre, il devait recevoir près de 135 millions d’euros issus des investissements d’avenir (le « Grand Emprunt »).
Mais c’était trop beau pour être vrai. Bernard Charlès, le PDG de Dassault Systèmes a décidé de claquer la porte du consortium, alors qu’il avait déjà mis plusieurs millions d’euros sur la table. La raison, selon La Tribune, est une profonde mésentente entre Dassault Systèmes et Orange sur la gouvernance du consortium. En particulier, les deux groupes n’arrivaient pas à s’accorder sur deux points :
1)      La durée de « la clause de non concurrence ». Sur le plan commercial, Orange devait s’engager à ne pas démarcher les administrations et les grandes entreprises pendant un certain temps, pour laisser la place à Andromède. Dassault Systèmes voulait que cette durée soit de six ans, mais Orange la souhaite plus courte.
2)      Les tarifs d’hébergement. Dassault Systèmes trouve que les contrats d’hébergement d’Orange dans le cadre d’Andromède sont beaucoup trop chers, par rapport à la concurrence.
Contacté par 01net Entreprises, un porte-parole d’Orange explique : « Nous regrettons la décision de Dassault Systèmes, mais nous avons toujours la volonté de créer un grand acteur de l’infrastructure cloud français et européen, et nous étudions avec nos partenaires la possibilité de compléter le tour de table ». Toutefois, le porte-parole ajoute : « Nous poursuivons notre stratégie de conquête du marché cloud ». Autrement dit : pas besoin d’Andromède pour y arriver. Quoiqu’il en soit, ce sera peut-être l’occasion à d’autres acteurs du cloud de rentrer dans la boucle, tels que Cap Gemini ou Atos Origin.
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