Même assouplie, la circulaire Guéant ne convainc pas
Face au tollé provoqué par la circulaire du 31 mai restreignant le nombre d’étudiants étrangers, le Gouvernement a fait un geste. Insuffisant pour les personnes concernées.
« Afin de dissiper tout malentendu » concernant la fameuse circulaire du 31 mai restreignant le nombre d’étudiants étrangers, les ministres Guéant, Wauquiez et Bertrand se sont réunis hier en conclave avec des représentants des grandes écoles.
Dès la semaine prochaine, les préfets recevront une circulaire complémentaire. Cette nouvelle instruction devrait faciliter la délivrance d’un titre de séjour aux étrangers souhaitant acquérir en France une première expérience professionnelle.
Population visée : des diplômés hautement qualifiés de niveau au moins égal au master 2 (bac + 5). Le texte précise par ailleurs que « la connaissance approfondie d’un pays ou d’une culture étrangère » pouvant « constituer une compétence spécifique recherchée, par exemple pour la conquête d’un nouveau marché » sera prise en compte.
Exposées à la concurrence internationale, les entreprises françaises doivent pouvoir recruter des cadres performants, quelle que soit leur nationalité, « dès lors que ceux-ci disposent de compétences dont ces entreprises ne peuvent se passer ».
Pour autant, tempère le texte, « la situation de l’emploi dans notre pays justifie la politique de limitation du flux de l’immigration professionnelle. » Le recours à l’immigration professionnelle ne doit pas non plus couvrir des pratiques de dumping social.
Dès la semaine prochaine, les préfets recevront une circulaire complémentaire. Cette nouvelle instruction devrait faciliter la délivrance d’un titre de séjour aux étrangers souhaitant acquérir en France une première expérience professionnelle.
Population visée : des diplômés hautement qualifiés de niveau au moins égal au master 2 (bac + 5). Le texte précise par ailleurs que « la connaissance approfondie d’un pays ou d’une culture étrangère » pouvant « constituer une compétence spécifique recherchée, par exemple pour la conquête d’un nouveau marché » sera prise en compte.
Exposées à la concurrence internationale, les entreprises françaises doivent pouvoir recruter des cadres performants, quelle que soit leur nationalité, « dès lors que ceux-ci disposent de compétences dont ces entreprises ne peuvent se passer ».
Pour autant, tempère le texte, « la situation de l’emploi dans notre pays justifie la politique de limitation du flux de l’immigration professionnelle. » Le recours à l’immigration professionnelle ne doit pas non plus couvrir des pratiques de dumping social.
Un exercice d’équilibriste
Bref, en favorisant les « mobilités encadrées », la nouvelle circulaire vise à maintenir « un équilibre entre protection de l’emploi en France, d’une part, et attractivité et compétitivité, d’autre part. »
Un exercice d’équilibriste qui n’a pas convaincu les premiers concernés. A savoir les étudiants étrangers réunis au sein du Collectif du 31 mai. Le collectif réclame toujours le retrait de la circulaire Guéant.
Le mouvement estime que les compétences spécifiques évoquées dans le nouveau texte entretiennent le flou et laisse place à l’arbitraire. Se pose aussi la question du sort des mille cas recensés par le collectif.
Un exercice d’équilibriste qui n’a pas convaincu les premiers concernés. A savoir les étudiants étrangers réunis au sein du Collectif du 31 mai. Le collectif réclame toujours le retrait de la circulaire Guéant.
Le mouvement estime que les compétences spécifiques évoquées dans le nouveau texte entretiennent le flou et laisse place à l’arbitraire. Se pose aussi la question du sort des mille cas recensés par le collectif.

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