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Les Anonymous font de vous un hacker malgré vous [Réponse et MAJ]

En représailles à la fermeture de MegaUpload, les Anonymous ont mis en place une petite ruse pour faire de vous des hackers en un seul clic.

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Mise à jour du 24 janvier : précisions et manque de transparence

Au vu des réactions qu'a suscité cet article, il apparaît nécessaire de préciser certaines choses. Il n'est pas ici question de diaboliser les Anonymous. Il était en revanche question d'un point grave et inquiétant : les Anonymous semblaient avoir fait en sorte que des internautes non informés participent au DDoSage d'un site.

Et de fait, quand on clique sur un de ces liens depuis un tweet où ne figure aucune explication, une page s'ouvre et une attaque en déni de service est lancée automatiquement, sans que la personne n'ait fait quoi que ce soit, sans qu'elle ait vraiment compris de quoi il s'agit.

Dès lors, oui, l'utilisateur a hacké à « l'insu de son plein gré ».


Exemple d'un tweet pointant sans information vers une page lançant automatiquement l'attaque en DDoS.

Les plus avertis, les plus aguerris auront certainement compris ce qui se passe une fois la page ouverte. Libre à eux de la fermer ou de la laisser ouverte. Mais, les autres ? Les internautes moins éclairés ? Pour eux aucun avertissement, aucune explication ou aucune possibilité de faire un choix en amont.

C'est d'autant plus dommageable que les personnes qui ont cliqué sur ce lien sont a priori des sympathisants de la cause Anonymous. Ne méritent-ils pas, dès lors, qu'on les intruise de ce qui se passe ? Ne faudrait-il pas, introduire une étape intermédiaire, avant le lancement de l'attaque pour que l'internaute fasse son choix ? Qu'il soit libre de participer à ce combat ?


Exemple d'une page à l'ouverture de laquelle est activée automatiquement l'attaque.

En ça, oui, les Anonymous forcent la main des internautes. En ça, ils ne respectent pas un processus démocratique, eux qui s'en font pourtant les zélateurs.

Alors, on pourrait nous reprocher de ne pas avoir réussi à joindre des Anonymous pour avoir une contre-réaction ou des précisions. C'est ce que nous faisons généralement quand quelqu'un est mis en cause, on lui envoie un e-mail, un tweet ou on l'appelle et on obtient son point de vue. Avec les Anonymous, et puisque nous ne sommes pas introduit dans ces milieux, il est difficile voire impossible, d'avoir un contact pour obtenir un retour.

Difficile parce qu'il faut établir le contact. Impossible car quelle preuve aurions-nous qu'il s'agit bien d'un authentique Anonymous, qui aurait une parole représentative de son groupe ? Vous pouvez nous croire, en tant que journalistes, qui attachons une grande importance à la liberté d'expression, nous aussi, nous aimerions beaucoup poser des questions, sans préjugés, aux membres de ce groupe d'hacktivistes.

Pierre Fontaine

Première publication le 23 janvier 2012
Les Anonymous font de vous un hacker malgré vous
En fin de semaine dernière, vous êtes peut-être devenu hacker malgré vous, « à l'insu de votre plein gré », comme disait une célèbre marionnette. Tout cela grâce ou à cause des Anonymous qui vous embarquent dans leur campagne contre la justice américaine et les majors, non plus seulement en tant que spectateur, mais en tant qu'acteur.

Jusqu'à présent, le groupe d'hacktivistes encourageaient ses sympathisants à installer une version du botnet LOIC, pour Low Orbit Ion Canon. Cet outil permettait de lancer des attaques en déni de service sur des serveurs identifiés au préablable.
Mais, dans le cadre des « représailles » contre la fermeture de MegaUpload (et de quelques-uns de ses clones), les Anonymous ont utilisé une ruse. Une version en Javascript de LOIC activable d'un simple clic sur un lien hypertexte – permettant d'accéder à leur site, notamment – et sans, bien sûr, que la personne qui clique soit consciente de ce qu'elle fait.

Autrement dit, si vous êtes allé sur le site des Anonymous pour lire des informations publiées en fin de semaine dernière ou si vous les suivez sur Twitter et avez cliqué sur un des liens postés, alors vous avez certainement contribué à une attaque en déni de service sans le vouloir ni le savoir.

Cette pratique, révélée sous réserve d'anonymat par quelques Anonymous qui ne soutiennent pas le procédé, est pernicieuse et pourrait en définitive desservir les combats des Anonymous, ou en tout cas la vision qu'en a le grand public. Il y a, en effet, une grande différence entre un Robin des bois, parfois incontrôlable, et un sergent recruteur, qui vous envoie au front de force.


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