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Une part de Cook-ie

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Qu’est-ce que 98 milliards de dollars pour Apple ? Sa valeur de capitalisation ? Non, celle-ci est estimée à près de 400 milliards. Alors ? C’est sa trésorerie fin 2011 ! Un très confortable matelas sur lequel lorgnent les actionnaires, qui ne reçoivent plus de dividendes depuis le milieu des années 90. Steve Jobs y était fermement opposé, préférant disposer d’une certaine « souplesse » de caisse pour avoir la capacité de réagir très promptement face aux mouvements du marché ou aux soubresauts techno­logiques. Une trésorerie de cette taille s’avère une force de frappe énorme, car Apple a des besoins gargantuesques. La société vient d’ailleurs de devenir le plus gros acheteur de semi-conducteurs, avec 17,25 milliards de dollars de commandes.
Steve Jobs est toujours resté fidèle à ces principes. En abordant un marché qui a fait de son entreprise l’une des plus rentables de la planète, et avec de gros moyens, il est devenu capable d’imposer sa loi aux actionnaires, certes, mais aussi aux partenaires commerciaux et technologiques (avec les opérateurs mobiles et les conditions de vente de ses terminaux, par exemple), jusqu’aux clients finals (en s’appuyant sur un écosystème riche mais fermé). Tout a très bien fonctionné. Chacun y a trouvé son compte. Aujourd’hui, Steve Jobs a disparu. Et les résul­tats du groupe n’ont jamais été aussi bons (128 % de hausse pour les seules ventes de smartphones sur le dernier trimestre 2011, un taux supérieur à tous les pronostics, même en interne).
Les actionnaires aimeraient croquer une part de ce gâteau qui ne cesse de prendre du volume. Si Tim Cook, le nouveau patron, va dans ce sens, ce serait la première action d’envergure « post-Jobs ». L’année 2012 pourrait alors être celle du changement pour Apple, et une fois de plus, on pourra dire « C’est une révolution ! »
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