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« Joue au militant politique et gagne un badge »

[Blog] Vive le cyber-militantisme ! Du générateur de tract au badge façon Foursquare, les partis politiques reprennent à leur compte les codes de l’hacktivisme et des médias sociaux.

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Yes they can ! Quatre ans après la campagne 2.0 d’Obama, les partis politiques français investissent largement la Toile. YouTube, Dailymotion, Facebook, Twitter et les petits nouveaux Google + et Tumblr… Tous les médias sociaux sont bons pour diffuser leurs idées.
Mais un nouveau palier a été franchi ces derniers jours avec le lancement des nouvelles plates-formes de cyber-militantisme. Il ne s’agit pas seulement d’influencer le débat mais aussi de s’organiser sur le terrain. Plus besoin de s’encarter ou de s’ennuyer ferme aux réunions de section, le soutien se fait désormais à portée de souris. Depuis son salon.
Lancé hier, le nouveau Bayrou.fr donne ainsi dans l’engagement. Le « volontaire » comme l’appelle le Modem peut en quelques secondes verser un don en ligne, spammer son carnet d’adresses en envoyant les 20 propositions du parti ou diffuser sur son mur Facebook la dernière vidéo du candidat. Bien moins fatiguant que de tracter au marché du coin.
Bien sûr, tout travail mérite récompense et la gamification est de mise. Plus il réalise d’actions et plus le volontaire accumule de décibels (dB) – « il fait entendre sa voix ». Des dB qu’il transforme en « trophées d’engagement ». Des badges à la Foursquare de type « Le monde social est à moi » ou « Je maîtrise le web ».

Un réseau de « Révolunautes » sur l’appli mobile du Front de Gauche

Une semaine plus tôt, le Parti socialiste sortiat toushollande.fr sur le même credo de l’engagement en un clic. Une boîte à outils permet de diffuser du contenu, de générer des tracts ou de télécharger des badges de soutien. Bref, « devenez votre propre directeur de campagne. »
Le PS entend aussi s’appuyer sur l’effet boule de neige du web. Un noyau dur de formateurs nationaux sensibiliseront 10 000 mobilisateurs qui à leur tour recruteront 150 000 volontaires prêts à se déployer à partir du 17 mars. Objectif : ouvrir 5 millions de portes dans tout le pays. Il vise aussi les 60 000 « j’aime » François Hollande sur Facebook (il en manque encore plus de 11 000 !).
Les autres partis ne sont pas en reste. Le Front de Gauche propose, lui aussi, une « coopérative du tract ». Plus originale, une application mobile de campagne crée un réseau de « Révolunautes » souhaitant s’impliquer, « via des défis collectifs variés ». Enfin, une Google Maps géolocalise les « assemblées citoyennes ».
En dépit du lancement en fanfare de sa « toile bleu Marine » sur fond de diatribe anti-Hadopi, Marine Le Pen s’en tient, quant à elle, au militantisme à la…  papa. Le formulaire en ligne ne renvoie que vers des actions IRL telles que distribuer des tracts ou coller des affiches. Même déception sur le site d’Eva Joly.
On attend avec impatience la réplique de l’UMP. Le site actuel du parti présidentiel pâtit de la comparaison et les « tweet clash » orchestrés par les twittos Eric Besson et Nadine Morano finissent par lasser. Nicolas Sarkozy devra en tout cas faire sans Arnaud Dassier. Le responsable de sa web campagne 2007 est parti rejoindre François Bayrou.
 
Les objectifs de la sortie de toushollande.fr

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