La France simule sa deuxième cyberguerre
Baptisée Piranet, l’opération avait pour objectif de mettre à l’épreuve la réactivité de l’Etat français face à une cyberattaque. Réalisée sur trois jours, la nouvelle édition ne s’est pas limitée cette fois à une participation des ministères en intégrant des acteurs issus du privé considérés comme sensibles (par exemple, des opérateurs stratégiques), mais aussi ceux du monde de la santé, des transports et des communications électroniques. Sous la houlette de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’informations (Anssi), Piranet cherchait surtout à éprouver les moyens de coordination, paralysants dans ce genre de situation quand ils ne sont pas maîtrisés.
La simulation s’est déroulée dans le plus grand des secrets les 7,8 et 9 février. Si, dans un communiqué, l’Agence parle d’un « scénario simulant une attaque de grande ampleur sur l’internet français et contre les réseaux des administrations », le nombre de participants ainsi que leurs noms n’est pas communiqué. Difficile, dans ces conditions, de se faire une idée précise de la fiabilité de l’exercice.

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