Le futur gouvernement doit devenir un chef de projet numérique
La Fédération des industries électriques, électroniques et de communication (Fieec) souhaite que l’Etat prenne une place plus importante dans la gestion des projets industriels, notamment numériques.
A l’approche de l’élection présidentielle, la Fieec interpelle les candidats sur le rôle et la place du futur gouvernement dans l’industrialisation, par le numérique, de la France.
Selon la fédération de syndicats professionnels, l’action de l’Etat devrait se focaliser sur deux principaux points. D’une part, il s'agit de s'organiser autour d’une ambition commune et forte. Pour illustrer son point de vue, la Fieec prend l’exemple de la télésanté. « C’est un sujet qui est suivi depuis près de cinq ans, et sur lequel on n’arrive pas à avancer. Certes, certaines briques, comme le dossier médical personnel, se mettent en place, mais nous ne voyons pas aujourd'hui de véritable organisation des soins intégrant des outils de télésanté », regrette olivier Gainon, délégué général adjoint de la Fieec.
Sur le dossier de la télésanté, la fédération aurait été en relation avec huit ministères différents. « C’était compliqué. Nous avions un rôle interministériel », raconte Olivier Gainon. Une situation créée par le manque de communication (et de coordination) d’un ministère à un autre. « L’Etat doit passer de sa situation de gestionnaire à celle de chef de projet », estime le délégué général adjoint de la fédération.
L'État, bâtisseur de consensus
D’autre part, selon la fédération, l'Etat devrait également renforcer les synergies entre les acteurs publics et privés, en abandonnant le modèle top-down des années 80. « Au contraire, nous prônons une logique bottom-up. L’Etat doit devenir un bâtisseur de consensus et un animateur de réunion ; il ne doit plus être celui qui décide et impose », explique Olivier Gainon. En contact régulier avec certaines structures publiques, ce dernier constate que cette révolution culturelle est pourtant loin d’être amorcée.
Enfin, la fédération assure qu’il est nécessaire de mettre en place une agence, ou toute autre structure, ayant une capacité d’engagement sur un certain nombre de budgets. Car c'est l'un des seuls moyens d'interpeller les décideurs.

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