Nicolas Sadirac (Epitech) : «Un diplôme d’informatique chinois aura une très grande valeur»
Dès la rentrée de septembre 2012, plus de 200 élèves de l’Epitech vont effectuer leur quatrième année d’études en Chine. Nicolas Sadirac, directeur de l’école, explique les raisons de ce programme.
L’Epitech vient de signer des partenariats avec des universités chinoises. Pourquoi renforcer votre présence dans ce pays ?
Les sociétés qui font partie du conseil de perfectionnement de l’Epitech (une trentaine de petites et grandes entreprises, principalement dans le domaine du numérique) nous ont fait part de leurs besoins d’étudiants formés à l’international, capables de travailler avec différents pays et, notamment, dans des pays émergents comme la Chine. C'est pourquoi plus de 200 de nos étudiants partiront étudier à Shanghai et à Pékin.
Pourquoi ce type de profil est-il intéressant ?
Les informaticiens dotés de la double culture et capables de travailler dans une équipe multiculturelle sont rares. La plupart du temps, les étudiants formés en Chine apprennent le business, la littérature, rarement les sciences et l’informatique. En général, les entreprises ont besoin de ces profils pour encadrer des équipes chinoises sur place et aussi, parfois, pour travailler en France. Alcatel-Lucent, par exemple, recherche des informaticiens capables de travailler depuis la France ou sur place avec ses laboratoires en Chine. Il s’agit, notamment, de profils de directeurs de laboratoires parlant le chinois, ou ayant un réseau dans ce pays…
Alcatel, par exemple, recherche des informaticiens capables de travailler, de France, avec ses laboratoires en Chine. Le groupe a aussi besoin de gens pour travailler dans ses laboratoires en Chine. Il peut s’agir notamment de profils de directeurs de laboratoires qui parlent le chinois, qui ont un réseau en Chine, etc.
Quelles leçons avez-vous tiré de votre premier partenariat, signé il y a quatre ans, avec une université chinoise ?
Nous avons appris à nous connaître et nous avons amélioré un certain nombre de choses. L’apprentissage de la langue chinoise reposait, par exemple, sur la méthode du « par cœur », très difficile pour les étudiants français. Maintenant, nous privilégions les groupes de discussion et les échanges avec des élèves chinois. Sur le plan culturel, nous avons aussi fait de gros efforts. Avant de partir, tous les étudiants sont formés à la culture chinoise. De leur côté, les Chinois se sont aussi adaptés. Ils ont accepté, par exemple, de faire du reporting sur certains problèmes rencontrés par les étudiants français sur le campus (logements, horaires…), ce qui n’est pas du tout dans leur culture. C’est perçu comme du flicage. Une chose est sûre : cet effort de compréhension mutuel prend beaucoup de temps.
Que sont devenus les étudiants de l’Epitech formés en Chine ?
Un peu plus de 60 % d’entre eux sont retournés travailler en Chine, la plupart du temps tout de suite après la fin de leurs études en France. Ils ont majoritairement intégré les services de recherche et de développement, ou encore d'innovation en entreprises IT internationales – essentiellement des filiales de grands groupes anglo-saxons, mieux implantés que les groupes français. Une dizaine d’élèves ont aussi créé leur entreprise avec du personnel chinois et international. Certains sont restés en France, mais travaillent avec des laboratoires chinois ou directement dans des entreprises chinoises installées en France.
De plus en plus d’écoles se tournent vers la Chine. Cela va-t-il continuer ?
Oui, car le pays se développe. La Chine va devenir assez rapidement un des plus gros marchés informatique du monde. Un diplôme chinois dans ce domaine aura une très grande valeur. Il ne faut pas oublier que le centre géopolitique du monde se déplace !

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Avis sur «Nicolas Sadirac (Epitech) : «Un diplôme d’informatique chinois aura une très grande valeur»»
On m'aurais menti???
de
Baradhur
, posté le 19 février 2012 à 13h37
Bonjour a tous!
Je suis en ce moment en 4eme annee a epitech, et justement je suis en train de passer cette annee a pekin. Et je dois dire que j'ai bien rigoler en voyant cet article!!!
Des groupes de discutions avec des etudiants chinois? Jamais entendu parler.Forme a la culture chinoise? Pas en cours en tout cas! Le contenu des cours etant vraiment de bas niveau, avec seulement 6h par semaines de chinois... Bonne chance pour parler chinois correctement a la fin de l'annee!
Bref, du beau blabla qu'il ne faut pas prendre au pied de la lettre, la realite etant toute autre...
Je suis en ce moment en 4eme annee a epitech, et justement je suis en train de passer cette annee a pekin. Et je dois dire que j'ai bien rigoler en voyant cet article!!!
Des groupes de discutions avec des etudiants chinois? Jamais entendu parler.Forme a la culture chinoise? Pas en cours en tout cas! Le contenu des cours etant vraiment de bas niveau, avec seulement 6h par semaines de chinois... Bonne chance pour parler chinois correctement a la fin de l'annee!
Bref, du beau blabla qu'il ne faut pas prendre au pied de la lettre, la realite etant toute autre...
On m'aurais menti???
de
Baradhur
, posté le 19 février 2012 à 13h37
Bonjour a tous!
Je suis en ce moment en 4eme annee a epitech, et justement je suis en train de passer cette annee a pekin. Et je dois dire que j'ai bien rigoler en voyant cet article!!!
Des groupes de discutions avec des etudiants chinois? Jamais entendu parler.Forme a la culture chinoise? Pas en cours en tout cas! Le contenu des cours etant vraiment de bas niveau, avec seulement 6h par semaines de chinois... Bonne chance pour parler chinois correctement a la fin de l'annee!
Bref, du beau blabla qu'il ne faut pas prendre au pied de la lettre, la realite etant toute autre...
Je suis en ce moment en 4eme annee a epitech, et justement je suis en train de passer cette annee a pekin. Et je dois dire que j'ai bien rigoler en voyant cet article!!!
Des groupes de discutions avec des etudiants chinois? Jamais entendu parler.Forme a la culture chinoise? Pas en cours en tout cas! Le contenu des cours etant vraiment de bas niveau, avec seulement 6h par semaines de chinois... Bonne chance pour parler chinois correctement a la fin de l'annee!
Bref, du beau blabla qu'il ne faut pas prendre au pied de la lettre, la realite etant toute autre...
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