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Curation: la fin du «paradigme du Powerpoint»

Les informations collectées lors des activités de veille sont maintenant partagées collectivement, réutilisées, contextualisées et commentées.

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Le terme de curation s'est progressivement imposé dans le paysage 2.0. Ce n'est pas un énième buzzword internet, mais bien une façon de faire du sens. Il désigne l’action de sélectionner, organiser et partager le contenu sur internet. La curation aide à restructurer des informations disparates autour d’un sujet ou d’un intérêt. La démarche est un peu comparable à l’organisation des fichiers d’un ordinateur en dossiers et sous-dossiers. Mais, dans le cas de la curation, l’information n’est ni déplacée ni dupliquée. La structuration se fait à l’aide de liens, ce qui évite bien des problèmes (espace disque, incohérence et redondance des données, etc.).
 

La curation : une veille collective de l’ensemble des salariés

La veille concurrentielle était historiquement une sorte de curation réservée à un groupe de personnes dédiées dont c'était le métier. Aujourd'hui, tous les salariés d’une entreprise sont des curateurs potentiels. Cette veille démocratique augmente la quantité d’information collectée et organisée autour d’un sujet, et facilite les mises en relation de personnes autour de ces thèmes. En réalité, le besoin de réorganisation de l’information s’accroît au fur et à mesure que la veille s’intensifie. Et son classement est d’autant plus efficace qu’il est le résultat d’une action collective.
 

Une mise en contexte des informations collectées

La mise en contexte par thèmes des données collectées aide à la production de nouvelles informations grâce, notamment, à l’agrégation manuelle d’autres sources. Par exemple, un rapport sur un client peut reprendre divers éléments provenant du CRM, mais aussi de l’outil de veille et du service support. Seul impératif : créer des liens entre les différents outils. C’est la fin du « paradigme du Powerpoint ». Ce dernier implique de récupérer des bouts d’informations par-ci par-là (un bout de fichier Word, un bout d’Excel) et de les dupliquer pour construire un nouvel élément. Toute trace de l’origine des différents éléments est alors perdue. Il est pourtant préférable de créer du lien en embarquant directement l'information d'origine dans le contenu final. Celui-ci est alors mis en scène et respecte l'auteur : on sait exactement qui est à l'origine de l'information.

A chaque besoin son outil

Souvent, les entreprises ont le tort d’essayer de tout concentrer dans une seule boîte à outils. Un écosystème de logiciels adaptés à chaque besoin est pourtant préférable. Un embed code suffisant à transformer les informations en « objets sociaux »  (en pointant directement sur leur URL). On peut alors y ajouter des commentaires, communiquer autour, les faire circuler sur le réseau social d'entreprise, mais aussi les réutiliser dans d'autres contextes. En réassemblant différents objets sociaux, ce que l’on a créé devient « un produit social » et la curation devient alors de la production de contenu. Les bénéfices sont multiples. D’abord, la réutilisation de l’information est bien meilleure et les pertes bien moindres.  Ensuite, la traçabilité est garantie grâce à l’historique. Enfin, la visibilité est assurée par la mise en contexte des données. C’est ce que Marc Rougier, cofondateur de Goojet et Scoop.it, résumait récemment par « la curation c’est l’humain au cœur de l’information comme seul générateur possible de sens ».

Antoine Perdaens

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Antoine Perdaens est PDG et cofondateur de Knowledge Plaza, une solution de Social Knowledge Management s'appuyant sur la dynamique des réseaux sociaux d'entreprise. Diplômé de l'école polytechnique de Louvain, il est passionné par les nouveaux médias ainsi que par l'évolution des usages sur internet

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