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Retour sur la Matinée 01 Saas

Saas : maîtrisez la facilité Contournant la DSI, les directions métier ont été les premières à s’emparer de la souplesse du volet applicatif du cloud. Aujourd’hui, métiers et DSI coopèrent pour une efficacité accrue du Saas. Avec, encore, des précautions à prendre. Le 13 mars dernier, lors d’une matinée 01 dédiée à ce nouveau modèle, experts et utilisateurs ont livré leurs témoignages.

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3 questions à Joël Bentolila, Talentsoft
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Saas : Maîtrisez la facilité !

Contournant la DSI, les directions métier ont été les premières à s’emparer de la souplesse du volet applicatif du cloud. Aujourd’hui, métiers et DSI coopèrent pour une efficacité accrue du Saas. Avec, encore, des précautions à prendre. Le 13 mars dernier, lors d’une matinée 01 dédiée à ce nouveau modèle, experts et utilisateurs ont livré leurs témoignages.

« Aujourd’hui, quand on goûte au Saas, on l’adopte », a déclaré tout de go Sylvie Chauvin. La présidente du cabinet d’études Markess International a ensuite commenté les résultats de l’étude annuelle que son cabinet mène depuis 2009 sur le sujet : « Le marché du cloud computing en Europe s’élève à 18 milliards d’euros, dont 2,3 milliards en France. » Le Saas (Software as a service) est utilisé par 24% des 1000 décideurs interrogés. Ce modèle accapare la plus grande part de marché - 31% en 2011 - devant le IaaS avec 5%, puis le Paas encore anecdotique avec 2% des parts. La moitié des sondés indiquent utiliser entre deux et quatre solutions SaaS. En 2011, les quatre types d’application SaaS les plus utilisés en France ont été dans l’ordre : la collaboration d’entreprise, la gestion des ressources humaines, la comptabilité/finances et la gestion de la relation client.

Une alternative qui séduit

« Notre messagerie vieillissante (ndlr, Lotus et Open Exchange) devenait complexe à maintenir, a rapporté Patrice Salsa, DSI de la CFDT. La confédération a décidé de lancer un appel d’offres incluant l’accès aux boîtes aux lettres en situation de mobilité. Nous avons choisi Microsoft Exchange en mode SaaS opéré par Navaho. »
Directeur commercial d’Agarik, Cédric Jean a invité Joël Bentolila, DSI de l’éditeur TalentSoft, à témoigner sur l’hébergement de sa solution RH en mode Saas : « Avant d’utiliser une solution Saas, il est parfois nécessaire d’adapter ou de redévelopper certains éléments. Ce n’est pas notre cas, puisque nous avons conçu notre solution en cloud public et multitenant dès le départ. Élasticité, mutualisation et standardisation sont les clés essentielles de notre modèle économique et de notre rentabilité. Et le multitenant nous permet de n’installer, maintenir et faire évoluer qu’une seule et unique version de notre solution. »

Henry-Michel Rozenblum, directeur délégué de l’entité française d’Eurocloud (réseau européen d’acteurs du cloud), a tenu à rassurer les participants : « Les fondamentaux demeurent et l’informatique est toujours constituée d’unités de traitement, d’unités de stockage et d’unités d’interface humaine. »
« Les systèmes d’information deviennent de plus en plus complexes et il est difficile de tenir les engagements de service (SLA), a ajouté Patrice Salsa. Avec le Saas, les prestataires s’engagent contractuellement sur ce point. Le Saas augmente donc le taux de satisfaction des utilisateurs et donc de la DSI, car nos informaticiens consacrent plus de temps aux projets stratégiques. »

Des arguments financiers

La mutualisation et l’élasticité du cloud confèrent des économies substantielles, comme l’a expliqué Laurent Gasser, PDG de Revevol : « Nous avons évalué l’économie associée à l’utilisation de notre ERP en mode Saas à 30% par rapport à une solution traditionnelle. Quant à l’éditeur, son cycle de vente est beaucoup plus court et le déploiement immédiat. De plus, le Saas lui assure un revenu récurrent. »
Une évolution qui ne simplifie pas la tâche des éditeurs confrontés à ces nouveaux modèles. « Au sein du Syntec, nous discutons des évolutions des pratiques et des modes de vente. Toutefois, le Saas est une évolution incontournable, et nous devons nous adapter. En outre, il faudra nécessairement faire évoluer notre écosystème, et tous les intermédiaires, » a affirmé Pierre Calais, membre du Syntec Numérique.

En tant qu’utilisateur, Patrick Salsa a indiqué qu’« outre un prix tout inclus (y compris antivirus et antispam), la solution Saas offre aussi une souplesse d’administration, avec création et allocation d’espaces de stockage, un nom de domaine unique pour toutes les fédérations, et la liberté de choix pour l’utilisateur entre Outlook, ou un simple navigateur via Outlook Access. En outre, les informations sont automatiquement sauvegardées. »

Ajuster les relations internes et externes

« Le Saas ne signifie pas la mort des DSI, maintes fois annoncée, a lancé Henry-Michel Rozenblum. Il n’y a pas de changement fondamental de sa mission : il (r)assemble et pense, en avance de phase, aux moyens informatiques améliorant le fonctionnement de l’entreprise. »
Joël Bentolila observe que « certaines directions métier contournent la DSI en adoptant une solution SaaS. Quand la DSI fait partie du projet, l’accompagnement et l’urbanisation globale sont beaucoup plus efficaces. Une bonne coopération DSI/métiers est indispensable pour qu’un projet Saas réussisse réellement. »

Les relations internes s’avèrent capitales. « Il est sain qu'une direction métier puisse choisir sa solution, et que la DSI sache aussi vendre ses projets, a expliqué Gérard Russeil, pilote du groupe de travail Saas au Cigref. Cependant, le rôle du DSI reste primordial, car une intégration avec le SI existant s’avère souvent nécessaire. C’est pourquoi une collaboration intelligente avec le fournisseur doit absolument être envisagée. »

Sur les relations contractuelles, maître Garance Mathias, avocate à la Cour, a apporté plusieurs éclairages. « Le terme de « sous-traitance » doit absolument figurer au contrat. Sinon, cela risque rapidement de poser problème en cas d’incident et de recherche de responsabilité. » Les contrats sont généralement signés pour 3 à 5 ans. « Sur cette longue période, il convient de définir des rendez-vous annuels ou semestriels de renégociations, en fonction de bonus/malus basés sur des indicateurs précis. » La loi prévoit que le fournisseur de services SaaS ait une obligation de conseil envers son client, tout le long du contrat. « D’où la nécessité d’adapter régulièrement la prestation : technologies, tarifs, évolutions diverses… » Outre les obligations réglementaires sur la sécurité des données, l’entreprise doit clairement définir où se trouvent les données, où elles transitent, et surtout préciser qui est responsable du traitement de ces informations. « Autant d’éléments qui viendront compléter les clauses de réversibilité. »

Une préoccupation sécuritaire légitime

Si les choses s’améliorent sur les aspects sécuritaires, Mahmoud Denfer, RSSI de Vallourec, a néanmoins conseillé de « mener une analyse des risques basés sur ISO 27002 au moment de l’évaluation des fournisseurs cloud, complétée par le document du Cloud Security Alliance décrivant les points de vigilance. »
Cependant, « les certifications garantissent le respect de certaines procédures, mais cela ne saurait garantir qu’une offre soit réellement sécurisée, a relativisé Jean-Marc Grémy, membre du Clusif. On peut reprocher aux fournisseurs Saas de manquer de transparence sur leurs infrastructures et la sécurité. Pourtant une visite des datacenters par leurs clients pourrait être de nature à les rassurer. »

« Implication et - si nécessaire - formation aux enjeux de Disponibilité-Intégrité-Confidentialité-Traçabilité du département juridique doivent intervenir le plus en amont possible afin de maximiser les leviers, a conclu Mahmoud Denfer. Attention aux sociétés de service cloud anglaises ou américaines particulièrement rompues à cet exercice contractuel et proposant très peu de flexibilité dans le cas d’ajouts de recommandations ou exigences sécuritaires. »



 
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