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Le marché des éditeurs français s’en sort plutôt bien

Selon le Truffle 100 France, le marché des 100 premiers éditeurs de logiciels a affiché un chiffre d'affaires de 5,2 milliards d’euros en 2011. Les grands s’en sortent mieux que les petits.

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Après trois années difficiles, de 2007 à 2009, les 100 premiers éditeurs de logiciels français reprennent des couleurs, avec 10 % de croissance de leur chiffre d'affaires en 2011. « Malgré la crise, les entreprises ont investi dans les logiciels, convaincues qu’elles doivent maintenir un certain investissement IT pour rester compétitives », déclare Bernard-Louis Roques, cofondateur de Truffle Capital en charge de l’IT. Mais si les 100 premiers éditeurs français ont globalement enregistré une hausse, on constate une répartition inégale des sociétés en termes de poids : le premier du classement, Dassault Système représente 34,2 % du chiffre d'affaires de ce marché en 2011, les entreprises classées de la 2e à la 20e place se partagent 20 % de ce chiffre, celles de la 21e à la 50e ne comptent que pour 14,5 % et la seconde moitié du Truffle 100 (soit 50 éditeurs) seulement pour 10,9 %.
Cette année encore, Dassault Système conserve sa première place, Murex échange sa deuxième place avec Sopra, qui devient troisième, Cegid reste quatrième et Axway cinquième.  « C’est la première fois en huit ans que nous constatons que les gros éditeurs s’en sortent mieux que les petits. Cette situation s’explique notamment par l’internationalisation qui permet aux grands éditeurs de vendre hors de France. Une stratégie impossible pour les petites structures qui n’ont pas les moyens d’investir à l’étranger », explique Bernard-Louis Roques.
Autre raison : la révision du crédit d'impôt recherche et du statut de la jeune entreprise. « Des mesures qui touchent particulièrement les petites structures, car la diminution de ces aides les contraints à réduire leurs dépenses en R&D, ce qui est d'autant plus pénalisant que le budget n’est déjà pas très élevé », insiste Bernard-Louis Roques. Enfin l’évolution des conditions des FCPI (Fonds commun de placements dans l’innovation) ralentit les investissements dans les entreprises innovantes. Malgré cela, les éditeurs continuent leurs efforts en matière de R&D conscients que sans cela ils courent à leur perte.

2012 sera porté par la mobilité, le cloud, et le décisionnel

Au-delà des équipements mobiles, le marché des applications et des services explose, une tendance qui devrait se poursuivre en 2012. « Un enjeu fort pour les éditeurs qui devront prendre en compte les défis techniques de nouvelles interfaces homme-machine qu’impose la mobilité », souligne Bernard-Louis Roques. La généralisation des équipements mobiles a un impact également le système d'information, les collaborateurs étant demandeurs d’accès à certains applicatifs pour gagner en productivité.
Le cloud devrait également prendre de l’ampleur dans les années futures. Amorcée par le Saas (Software as a Service), l’informatique dans les nuages inaugure un nouveau modèle informatique modifiant en profondeur les usages du logiciel et la façon de concevoir les solutions. Enfin, le décisionnel est également est promu à un bel avenir. « La conjoncture économique incertaine et les aléas des marchés stimulent la demande de ces outils. Tous les secteurs d’activité de l’entreprise sont concernées », commente le cofondateur du Truffle Capital. Toutefois, les outils de business devront se renforcer sur un de leurs points faibles : la gestion de la qualité de données. En effet, difficile de faire de l’analyse et du prédictif quand les données de départ ne sont pas fiables.
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