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Les Pirates allemands rénovent la politique

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Créé en Suède, le Parti pirate a, semble-t-il, trouvé sa terre promise : l’Allemagne. Outre-Rhin, ses adhérents sont arrivés à se faire une place dans quatre parlements régionaux (Länder), avec des scores électoraux compris entre 7 et 9 %. Depuis janvier dernier, ce parti croule sous les demandes d’adhésion. En cinq mois, le nombre de militants est passé de 12 000 à 30 000 personnes, attirant des gens de tous les bords, et surtout beaucoup d’abstentionnistes. Si cela continue, cette formation pourrait entrer au Parlement allemand en 2013.
Pourquoi un tel engouement ? Ce qui attire, ce n’est ni le programme – immature et parcellaire –, ni les leaders – intermittents et peu charismatiques. Non, cet enthousiasme ne vient pas du fond, mais de la forme. De la manière dont ce parti fait de la politique, qui semble nouvelle, plus directe et plus accessible que dans les « vieux partis ».
Congrès du Piratenpartei en Hesse, en 2012.
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Au centre du débat politique interne se trouve un logiciel de collaboration open source : LiquidFeedback. Il permet de formuler des propositions, d’en discuter et, éventuellement, de les adopter à la majorité. Chaque militant peut faire des propositions, et celles-ci sont ouvertes au vote de chacun. Une fois adoptées, elles sont communiquées aux élus, qui peuvent en tenir compte ou non (généralement, ils le font). Les Pirates débattent également, de manière plus informelle, sur Twitter et Mumble, un logiciel open source de visioconférence. Bref, le processus politique se met à l’heure des réseaux sociaux et du crowdsourcing.
Le plus étonnant, c’est que ça marche. Quelques propositions individuelles se sont transformées en texte de loi via ce circuit. Certes, tout n’est pas rose : l’utilisation de logiciels peut exclure les personnes qui ne sont pas à l’aise avec l’informatique, et l’anonymat des discussions engendre parfois des vagues d’invectives intolérables (shitstorm). Mais ce système prouve que les nouvelles technologies permettent de rénover les rouages encrassés du jeu politique traditionnel, où règnent trop souvent les professionnels du marchandage et des retours d’ascenseur.
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